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Lucien Clergue au Grand Palais : des photos dansantes et réjouissantes

Agathe Lautréamont 13 novembre 2015

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Rares sont les photographes à pouvoir dire qu’à vingt ans, on a été encouragé dans son travail par le peintre Pablo Picasso, et qu’à moins de trente ans, on fut le deuxième photographe français à avoir le privilège d’exposer son travail au Museum of Modern Art de New York. Véritable poète qui en guise de plume, utilise la pellicule, Lucien Clergue est une figure incontournable du paysage photographique français.

L’œuvre protéiforme, et surtout d’une extraordinaire abondance, laisse à penser que Clergue était un éternel insatisfait doublé d’un curieux de tout qui le poussait à expérimenter sans cesse. À sa disparition, en 2014, l’artiste abandonne à la postérité une œuvre vertigineuse. Au Grand Palais, la scénographie, entièrement pensée par le couturier Christian Lacroix, met parfaitement en avant cette multiplicité des tirages de Clergue, dans un accrochage tout en courbes et en tons neutres, faisant ressortir le noir et le blanc des tirages.

reyes 2José Reyes, 1967 © Ateliers Lucien Clergue

 

Lucien Clergue était amoureux de sa région de naissance, et toute son œuvre photographique travaille à rendre un vibrant hommage, une déclaration enflammée au sud de la France, à la Camargue et aux villes de pierre blanche qui la jalonnent (Arles, Cannes, les Saintes-Maries-de-la-Mer…). Espaces particulièrement empreints de cultures hispaniques, et propices au syncrétisme des différents mondes du Sud, Clergue paraissait comme hypnotisé par cette région de France ; et ses composantes culturelles fleurant bon le soleil et le sel. En témoigne son travail sur la pratique, aujourd’hui heureusement controversée, de la tauromachie ; mais surtout sa fascination pour le peuple gitan, dont une importante communauté sédentarisée s’était établie à Arles.

Immédiatement attiré par cette culture ayant su préserver traditions et codes, Clergue observait leur appétence immodérée pour la fête, se traduisant par des chants et des danses aux rythmes endiablés. Son portrait du guitariste bohémien José Reyes en est un vibrant témoignage.

L’image réalisée dans un cadrage très serré, concentre toute l’attention du spectateur sur l’essentiel à détailler : le visage souriant et mutin du guitariste et les cordes de son instrument. Tout au plus pouvons-nous discerner les doigts du musicien, volontairement laissés dans le flou, même s’ils font partie intégrante du cliché. La grande ouverture de l’objectif maintient le fond dans un flou ici bienvenu, qui place le regard sur les traits de José Reyes qu’on admire, concentré sur l’air qu’il est en train de jouer. L’important est donc centré aux points-clés de la composition, l’œil droit du guitariste et sa main gauche judicieusement situés sur des points de force qui rendent la composition harmonieuse et plaisante au regard.

L’image est donc idéalement réalisée, à tel point que l’on s’imagine presque entendre le son de la guitare de José Reyes, grand ami du musicien gitan Manitas de Plata (lui aussi disparu depuis peu). L’objectif de Lucien Clergue est donc double, et à chaque fois atteint par le génial photographe : réaliser un cliché agréable au regard et qui parvient à stimuler notre sens de l’ouïe en plus de notre vue.

clergue jeune gitanJeune gitan portant la statue de sainte Sara, 1959 © Ateliers Lucien Clergue

 

LUCIEN CLERGUE

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Lucien Clergue (1934-2014), photographe autodidacte, rencontre Pablo Picasso en 1953 et lui montre son travail. Ils resteront amis jusqu’...

Exposition terminée
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