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Le Carré Noir de Malevitch dissimulait deux autres œuvres

Agathe Lautréamont 13 novembre 2015

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Sous l’épaisse couche de peinture se cachait encore un peu d’espoir : deux autres tableaux avaient été peints par Kasimir Malevitch derrière son célèbre Carré.

Kasimir Malevitch, Carré noir sur fond blanc, 1915

 

La découverte a été faite jeudi dernier par la galerie moscovite Tretiakov, et rendue publique lors de la tenue d’une conférence de presse organisée à l’occasion des 100 ans de la création de cette peinture qui a fait date dans l’histoire de l’art. Grâce à des analyses poussées aux rayons X, un porte-parole de la galerie russe a pu confirmer cette surprenante découverte au micro de l’AFP. Car là où les spécialistes soupçonnaient depuis quelques années maintenant l’existence d’une première peinture qui avait été ensuite recouverte par Malevitch, des explorations plus poussées ont permis non seulement de confirmer cette hypothèse, mais également de révéler une seconde esquisse alors totalement inconnue !

Du cubisme sous un carré

Selon Ekaterina Voronina, spécialiste de recherches scientifiques mandatée par la galerie Tretiakov pour mener à bien cette enquête picturale, la première œuvre effacée se rapproche d’une sorte de composition cubo-futuriste, tandis que la seconde, cachée entre la première peinture et le Carré Noir, ressemblerait à une composition proto-suprématiste.

Aucun autre détail n’a cependant été donné par les chaînes de télévision russe, encore en attentes d’informations plus précises. Tout au plus une reconstitution du second tableau présenté par Voronina a-t-elle été diffusée, représentant des formes géométriques de diverses couleurs (vertes, jaunes, rouges, bleues) toutes peintes par-dessus un fond noir.

La seconde œuvre, qualifiée de proto-suprématiste, renvoie à l’école artistique qui fut fondée par des peintres et des sculpteurs russes d’avant-garde entre 1910 et 1920. Malevitch, enthousiasmé par ce nouveau genre artistique, croyait en une suprématie du ressenti pur ou de la perception pure dans l’art pictural ; et appliqua donc ce principe de seul ressenti à toute son œuvre au cours de sa vie.

Mais les surprises ne s’arrêtent pas là, car les chercheurs de la galerie Tretiakov avancent également avoir décrypté des étranges inscriptions également présentes sous le tableau. Que de bonnes nouvelles donc, à l’occasion de la tenue de l’exposition Sous le signe de Malevitch organisée à la galerie russe à l’occasion du centenaire du célèbre tableau.

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