Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Le fantastique s’expose dans sa noirceur au Petit Palais

Agathe Lautréamont 10 novembre 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

En parallèle de l’accrochage dédié au maître japonais Kuniyoshi, le Petit Palais organise à partir des collections de la Bibliothèque nationale de France une exposition cette fois-ci dédiée à l’art de l’estampe occidentale du XIXe siècle. Delacroix, Goya, Redon… L’imaginaire côtoie le lugubre dans un accrochage hypnotisant.

Eugène Delacroix, Faust Méphistophélès dans les airsEugène Delacroix, Méphistophélès dans les airs, 1826, BnF.

 

On le sait, toute chose a un revers de médaille, et le romantisme du XIXe siècle, invitation à la rêverie et au voyage, ne déroge pas à la règle. Fréquemment appelé « romantisme noir », cette part sombre du mouvement littéraire et artistique envahit les murs du Petit Palais à travers l’art de la gravure, et illustre les songes terrifiants des plus grands maîtres européens de l’estampe comme Francisco Goya, Gustave Doré ou Eugène Delacroix.

La lithographie se prête en effet parfaitement au jeu de la représentation des contes macabres qui hantent les esprits des poètes maudits et autres artistes en proie au doute. Les dominantes noires et grises de la gravure, si elles permettent un tracé à la finesse inégalable, renvoient également à un univers où l’inquiétant côtoie le sinistre.

Au cours des années 1830, de nouvelles techniques de gravure sont mises au point, qui permettent une plus grande créativité artistique autant que l’utilisation d’une teinte plus intense, plus noire, loin du gris traditionnellement obtenu au cours des siècles passés.

Cauchemars littéraires

Enthousiasmés par ces avancées techniques, certains graveurs y voient l’occasion de rendre hommage à de grandes œuvres littéraires faisant la part belle aux cauchemars et autres scènes d’une violence inouïe, comme les poèmes de Dante Alighieri, les pièces de William Shakespeare ou le Faust de Johann Wolfgang von Goethe. La littérature occupe ainsi une place importante dans le parcours de l’exposition, qui propose aux visiteurs des représentations célèbres inspirées par Macbeth ou par les écrits d’Edgar Allan Poe.

Le Piranèse, Le Pont-Levis extrait de la série Les Prisons, 1761, BnF.

 

Le fantastique est en effet terriblement à la mode au cours du XIXe siècle, cette époque où l’imaginaire a pu se débrider comme jamais auparavant. Mais imagination ne rime pas nécessairement avec lyrisme ou légèreté, et certains artistes purent au contraire laisser libre cours à leurs humeurs noires et leurs inspirations sombres. Car si l’imagination se libère, c’est pour mieux faire sentir à l’Homme sa situation de mortel, emprisonné comme il l’est dans son corps soumis à la vieillesse et à la maladie.

Ces angoisses, Piranèse les ressent en avant-gardiste lorsqu’il réalise dans les années 1760 sa série dite des Prisons, révélant une architecture suffocante où s’entrelacent escaliers qui ne mènent nulle part, grilles, chaînes et portes désespérément closes.

redonOdilon Redon, L’araignée souriante, 1881, BnF.

 

Ces angoisses macabres, ces bestiaires fantastiques aux formes inquiétantes et désarticulées sont autant de thématiques affectionnées par le peintre Odilon Redon, dont les gravures viennent clore un parcours s’apparentant à un tour de manège inquiétant et funèbre. Alors qu’il œuvre à une époque où le naturalisme est triomphant, Redon crée à rebours de ses contemporains, illustrant ses terreurs enfouies au plus profond de lui dans des estampes fortement symboliques, où insectes mordeurs et têtes décapitées paraissent engagés dans un cortège fascinant qui n’aurait rien à envier aux danses macabres médiévales.

L’artiste représente à lui seul le sursaut final connu par le romantisme noir alors que le XIXe siècle est à son crépuscule, qui croit en le pouvoir de la machine et au progrès technique tout en demeurant fasciné par l’ésotérisme et le satanisme. Vous avez dit paradoxe ?

FANTASTIQUE ! L'ESTAMPE VISIONNAIRE

01/10/2015 > 17/01/2016

Petit Palais

PARIS

Le Petit Palais invite dans ses murs la Bibliothèque nationale de France pour cette grande première sur l’estampe fantastique. Plus de 1...

Exposition terminée
PRESSE
MEMBRES

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE