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Un voleur réclame une rançon pour délivrer un tableau de Klimt volé en 1997

Jéremy Billault 6 novembre 2015

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En Italie, la police de la ville de Plaisance a reçu l’appel d’un cambrioleur à la retraite prétendant savoir où se trouve un tableau de Gustav Klimt volé en 1997 dans le musée d’art moderne local. Pour récupérer le tableau kidnappé sain et sauf, la police devra payer une rançon d’un montant de 150 000 euros.

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Gustav Kilmt, Portrait de femme, 1917, le tableau volé en 1997

Pour les voleurs de tableaux, les temps sont durs, surtout pour les voleurs à la retraite. C’est en tout cas ce que pourrait sous-entendre l’histoire improbable qui, en ce moment même, prend place dans la ville de Plaisance, en Italie. Fin octobre, un homme, se présentant lui-même un inconnu italien et accessoirement cambrioleur à la retraite, contacte le commissariat de Plaisance avec une proposition qu’il ne pourra pas refuser : une rançon d’un montant de 150 000 euros. La victime ? Un tableau, un Klimt sobrement intitulé, Portrait de femme. L’homme serait un ancien voleur, retiré depuis longtemps du monde des affaires qui connaîtrait l’endroit où est conservé le portrait.

Effectivement, le tableau en question a disparu en 1997 du musée d’art moderne de Plaisance où il était accroché, kidnappé par un malfaiteur sur lequel la police n’a jamais pu mettre la main. Dix-huit ans plus tard, il pourrait donc bien refaire surface, sans doute après avoir lassé un nouveau « propriétaire » incapable de vendre l’oeuvre volée, associée en permanence au vol de 1997 et trop reconnaissable pour être vendue. Voleur à la retraite mais toujours un peu escroc, l’homme réclame donc 150 000 euros, sinon quoi il pourrait arriver malheur au chef-d’oeuvre en question.

Pas de chance pour le retraité des affaires, la police s’était à nouveau penchée sur l’histoire un peu plus tôt dans l’année. Appuyés par la technologie, les autorités locales ont récemment trouvé des empreintes sur le cadre que les voleurs avaient laissées après avoir dérobé le tableau. Suite à ce pas en avant dans l’enquête, les carabiniers ont décidé de refuser de payer la rançon afin d’arriver jusqu’au tableau en poursuivant l’enquête. Cette décision, qui pourrait sembler rationnelle bien qu’extrêmement risquée, n’a pourtant pas fait l’unanimité. À Plaisance, plusieurs associations et institutions culturelles se sont donc rassemblées pour organiser une grande récolte de fonds et ainsi faciliter le retour du tableau de Klimt dans le musée d’art moderne, en espérant qu’il sera intact.

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