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Le Victoria and Albert Museum de Londres accueillera-t-il la garde-robe de Margaret Thatcher ?

Agathe Lautréamont 5 novembre 2015

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Que faire des effets personnels ayant appartenu à la controversée Dame de Fer ? Pendant un temps, le Victoria and Albert Museum de Londres avait été approché pour faire entrer ces vêtements et pièces de maroquinerie dans ses fonds, mais l’institution avait décliné l’offre. Or, après l’annonce de la mise en vente des pièces, le musée fait brusquement volte-face…

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Margaret Thatcher en 1975 © David Montgomery/Getty Images.

Le 3 novembre dernier, la maison d’enchères Christie’s annonça son intention de mettre aux enchères un ensemble de 350 pièces ayant appartenu à l’ancienne Première Ministre britannique, au pouvoir de 1979 à 1990. Vêtements, bijoux, chaussures, sacs à main ou encore discours allaient être dispersés sous le marteau du commissaire-priseur, suite au refus du Victoria and Albert Museum d’accueillir ces effets dans ses collections.

Éviter les polémiques

Pourquoi un tel choix ? Si l’on en croit un communiqué publié par l’institution londonienne, le musée avait « poliment décliné l’offre », estimant que ces souvenirs de l’histoire politique de la Grande-Bretagne trouveraient une meilleure place dans une autre collection muséale, qui saurait se concentrer sur leur importance sociale et contemporaine.

Sous ces faux-fuyants, on pouvait surtout ressentir de la part du V&A une volonté de ne pas s’immiscer dans les polémiques liées à la figure de Thatcher, qui reste une personnalité politique extrêmement controversée et ne cesse de cliver encore aujourd’hui l’opinion publique.

Margaret Thatcher Meets With Ronald Reagan In London In 1978

Margaret Thatcher et Ronald Reagan en 1978 © Keystone France/Getty Images.

Le 15 décembre prochain devra donc se tenir une vente au siège londonien de Christie’s, où des centaines d’éléments des effets personnels de la Dame de Fer seront dispersés, tandis que les fonds récoltés reviendront à ses enfants et petits-enfants. Parmi ces pièces, on compte la fameuse valise de cuir rouge servant à transporter les documents confidentiels des Premiers Ministres britanniques, la robe de mariée de Thatcher, ou encore un cadeau offert à la femme politique par le président américain Ronald Reagan.

Le V&A fait marche arrière

Cependant, ce rejet de la part du Victoria and Albert a choqué l’opinion publique, tandis que des ministres anglais et autres admirateurs de l’ancienne Première Ministre disparue en 2013 s’offusquaient de cette dispersion des affaires de Thatcher. Le maire de la ville de Londres en personne, Boris Johnson, est monté au créneau, fustigeant la décision du musée.

Peu de temps après, le secrétaire d’État aux Affaires, Sajid David, lui emboîtait le pas, déclarant sur Twitter : « Honte au V&A » !

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Le musée s’est donc défendu de toute décision définitive dans un communiqué publié mardi soir et cité par The Guardian, affirmant que son choix n’est absolument pas figé, et que la décision de faire entrer ou non les vêtements de Thatcher n’avait pas encore été débattue par les têtes pensantes du musée. Ainsi, même si le ton est volontairement au conditionnel, le V&A déclare qu’il réfléchira parfaitement à cette entrée dans ses collections « s’il était à nouveau approché ». Rétropédalage, donc.

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