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Neïl Beloufa, l’histoire d’une ascension

Magali Lesauvage 30 octobre 2015

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Neïl Beloufa, trente ans, exposera au MoMA l’an prochain dans le cadre des Projects dédiés aux jeunes artistes. Retour en quelques dates sur la trajectoire fulgurante de cet artiste franco-algérien né en 1985.

Vue de l’exposition de Neïl Beloufa, Hopes for the best au Schinkel Pavilion, Berlin, 2015.

 

2010. Neïl Beloufa sort de l’école du Fresnoy, dédiée à l’image, après une véritable tournée des écoles d’art : Beaux-Arts et Arts Déco à Paris, CalArts en Californie, Cooper Union School à New York. Dans la foulée, il fait partie des nommés au Prix Ricard et participe à l’exposition collective Monsieur Miroir, aux côtés d’une génération d’artistes qui comme lui mêlent les médiums (sculpture, vidéo, installation, photographie) et les récits, provoquant une porosité entre réel et fiction. Il n’obtient pas le prix, mais quatre ans plus tard la Fondation Ricard lui offrira tout son espace pour l‘exposition En torrent et second jour.

L’année suivante, l’artiste est lauréat des Audi talents awards dans la catégorie Art contemporain. Le projet de film récompensé s’intéresse aux mythes américains à travers un objet emblématique du cinéma : le bandana rouge. Quelques mois plus tard, le New York Times lui consacre un article à l’occasion de sa participation à Art Basel Miami Beach.

Œuvre totale

En 2012, le Palais de Tokyo invite Neïl Beloufa à réaliser sa première expo perso dans une institution française. Pour Les inoubliables prises d’autonomie, il transforme les sous-sols du Palais de Tokyo en plateau de tournage, avant de démolir les décors pour les réutiliser dans une installation grandiose mêlant sculpture et vidéo. Il y met en œuvre le processus qui est sa marque de fabrique : faire de l’installation une œuvre totale où les images font écho aux objets disséminés dans l’espace.

Reproduire les modes de production des images, créer de nouvelles représentations, démonter (et remonter) les stéréotypes : tels sont les modes opératoires de Neïl Beloufa. « Parfois ça foire », avoue-t-il (voir l’entretien vidéo ci-dessous), intégrant l’échec lui-même à ses procédés d’appropriation.


Entretien réalisé dans le cadre de l’exposition Les inoubliables prises d’autonomie au Palais de Tokyo en 2012.

 

2013 : l’artiste est invité coup sur coup à la Biennale de Lyon, où il dispose d’un gigantesque espace à la Sucrière, et à la Biennale de Venise. Son nom est sur toutes les lèvres. La même année, le Hammer Museum de Los Angeles présente son film Production Value, projet initié en 2011 pour les Audi talents awards, et il remporte le prix Meurice. Puis l’exposition Counting on People entame en 2014-2015 une tournée internationale : Institute of Contemporary Art de Londres, Banff Centre au Canada et Casa encendida de Madrid.

Cette année, l’ascension éclair de Neïl Beloufa se concrétise par sa nomination au prix Marcel Duchamp, et une installation vidéo DIY présentée lors de la FIAC, au Grand Palais, qui marque les esprits. Représenté en France par la galerie Balice Hertling, il est le plus jeune de la sélection.

L’année prochaine, l’artiste participe au programme Projects au MoMA de New York, et bénéficiera d’une expo personnelle à la galerie Ghebaly de Los Angeles, où il travaille désormais. A star is born…

Neïl Beloufa, vue de l’exposition Counting on People à la Walter Phillips Gallery, The Banff Centre, 2014. Photo : Rita Taylor.

 

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