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Au lendemain des destructions de Daesh en Irak, le British Museum réagit

Jéremy Billault 30 octobre 2015

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Pour faire face aux conséquences des actes destructeurs de l’Etat Islamique sur le patrimoine irakien, le British Museum a décidé de former certains archéologues locaux à travailler sur les sites endommagés, pour sauver ce qui peut encore l’être.

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L’un des temples de Hatra avant sa destruction.

Depuis le mois d’août, l’Etat Islamique a fait de la Syrie sa cible privilégiée. A Palmyre, cité antique gorgée de trésors archéologiques, et dans tout le pays, les temples, colonnes, arches et statues tombent les unes après les autres. Mais avant la Syrie, il y avait l’Irak. Au début de l’année 2015, le patrimoine irakien a souffert, dans la ville antique de Hatra, à Ninive et à Nimrud notamment, la frénésie destructrice n’a pas épargné grand chose.

A Hatra, l’ampleur considérable des destructions a rapidement été dénoncé comme un « crime de guerre » par l’Unesco et a provoqué un trafic d’œuvres d’art, récoltées en masse sur place.

4 millions d’euros de budget

Pourtant, il faut agir, réagir même, préparer l’après, tenter de restaurer ce qui peut encore l’être. C’est en tout cas le projet du British Museum qui, au lendemain des catastrophes, décide d’inviter et de former les archéologues locaux. Six mois de formation (trois à Londres, trois sur place, toujours encadrée par deux archéologues internationaux ) et un investissement de trois millions de livres (plus de quatre millions d’euros). Le projet compte former 50 Irakiens qui travailleront pendant plusieurs années sur le site meurtri. Dans les années à venir, la démarche pourrait même s’étendre en Syrie et au Yémen afin que tout soit mis en oeuvre pour restaurer ce qui n’aura pas été intégralement pulvérisé.

Si côté français on a préféré se tourner vers la technologie et la reconstitution numérique des bâtiments détruits, l’initiative du British Museum, financée par le gouvernement britannique est également louable. La tâche s’annonce difficile face à une antiquité balayée en l’espace de quelques semaines, la conservation sera sans doute malheureusement limitée.

 

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