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Marc-Olivier Wahler, l’énergie sombre

Magali Lesauvage 28 octobre 2015

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Directeur du Palais de Tokyo de 2006 à 2011, Marc-Olivier Wahler (MOW pour ceux qui le connaissent de près) signe aujourd’hui à la Fondation d’entreprise Ricard une exposition, L’Ordre des lucioles, où l’on retrouve la gamme d’un art contemporain composite, qui déploie les reflets sombres de la science-fiction. Retour sur la carrière de ce curateur qui continue de compter.

Marc-Olivier Wahler © DR.

Aujourd’hui directeur de la Chalet society qu’il a créée en octobre 2012, le Suisse Marc-Olivier Wahler a cofondé en 1995, à peine âgé de trente ans, le Centre d’Art Neuchâtel (CAN), avant de diriger le Swiss Institute-Contemporary Art de New York de 2000 à 2006. Prenant la suite du duo fondateur Sans-Bourriaud au Palais de Tokyo, il y a imprimé sa marque grâce à un certain type d’expositions dont l’énumération dévoile d’emblée l’orientation (5 milliards d’années, Nouvelles du monde renversé, The Third Mind, Superdome, Spy NumbersL’Odyssée des espaces…).

En 2006, l’expo inaugurale 5 milliards d’années donnait le ton avec un vaste programme axé sur « le temps et l’espace », et des invitations faites à des artistes mêlant expérimentations artistiques et scientifiques comme Renaud Auguste-Dormeuil et ses portraits de ciels nocturnes. Puis défilèrent au Palais de Tokyo des artistes de formes rêvées comme Michel Blazy, Dewar & Gicquel, Loris Gréaud, Vincent Ganivet, Benoît Maire, Laurent Grasso, Bettina Samson, Clément Rodzielski, Dominique Blais, Raphaël Zarka…

Génération MOW

Un ensemble de jeunes artistes que réunit une pratique abreuvée de connaissances obscures sur les systèmes solaires et le comportement des matériaux, les archives du savoir et l’archéologie du futur. Il y a bien une « génération Marc-Olivier Wahler », dont témoigne actuellement l’exposition du 17e prix de la Fondation Ricard. Avec son titre pasolinien, L’Ordre des lucioles convoque autant les notions de lumières philosophiques que de bioluminescence ou d’« énergie sombre » présidant à l’expansion de l’univers, enjoint le visiteur à écouter un poème aquatique, le convie à pénétrer dans un laboratoire horticole ou à observer la déliquescence de nos objets technologiques.

Un ensemble d’œuvres pour certaines assez absconses, d’où ressort notamment le travail (lauréat du prix) de Florent Pugnaire et David Raffini avec un road movie absurde à la Quentin Dupieux dont un van est le héros, et une carcasse de camion « suicidé ».

Aujourd’hui, la Chalet society, qui pour son inauguration exposait l’outsider art de The Museum of Everyting, se veut un laboratoire de formes d’expositions. En 2012 était annoncée une programmation fondée sur la « conscience poétique », inventée soi-disant par un ancêtre de MOW, un certain Saül « Wahl » Katzenellenbogen, roi de Pologne pour une nuit (au XVIe siècle). La « confrérie » s’est depuis faite relativement discrète, malgré quelques événements récents autour de la FIAC notamment.

Membre du jury des Audi talents awards 2015, Marc-Olivier a contribué à désigner comme lauréat dans la catégorie art contemporain l’artiste Bertrand Dezoteux. Celui-ci a présenté à cette occasion une installation intitulée Mars500 : un « espace construit, à savoir une capsule spatiale, qui tiendrait lieu aussi de studio de tournage et de musée », inspiré d’une expérience réelle de simulation de voyage sur Mars menée pendant 520 jours dans la banlieue de Moscou. Un projet « wahlérien » par excellence.

 

L’ORDRE DES LUCIOLES

15/09/2015 > 31/10/2015

Fondation d’entreprise Ricard

PARIS

« Le Prix Fondation d'entreprise Ricard 2015 ouvre des champs de recherches qui semblent à première vue très éloignés les uns des autr...

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