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Tautavel : une dent de 550 000 ans présentée au public

Agathe Lautréamont 27 octobre 2015

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À partir d’aujourd’hui 27 octobre, la fameuse dent vieille de 550 000 ans va pour la deuxième fois être exposée au public, au Centre européen de la préhistoire de Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales.

Une découverte exceptionnelle

Les restes de l’homme de Tautavel © Patrick Aventurier – Getty Images

Le 23 juillet dernier, des archéologues amateurs découvraient une dent d’un hominidé prénéanderthalien adulte vieille de 550 000 ans. Un coup de tonnerre dans les connaissances actuelles de nos origines, qui repousse donc de 100 000 ans l’âge du squelette connu sous le sobriquet d’homme de Tautavel, dont des restes avaient été mis au jour en juillet 1971. La simple contemplation de cette petite incisive suffit à donner le vertige au public passionné d’archéologie, lorsqu’il réalise avoir en face de lui une partie d’un ancêtre si lointain…

Quant aux chercheurs, ils ne cessent de s’extasier devant l’importance de cette dent ; car à l’exception de la mandibule de Mauer découverte en Allemagne au début du XXe siècle, les fossiles humanoïdes demeurent, on l’imagine bien, extrêmement rares.

Les dents du bonheur

Les archéologues entendent donc bien analyser cette incisive sous toutes ses coutures, afin d’en apprendre plus sur les anciens hommes qui s’étaient établis dans cette partie du monde. Baptisée « Arago 149 », la dent sera l’objet d’inspections extrêmement poussées mais non-invasives, comme l’analyse au micro-scanner ou via l’imagerie 3D ; le but étant de découvrir de quoi se nourrissaient les hommes de Tautavel.

Pour l’ADN en revanche, c’est une toute autre paire de manche, puisque la dent retrouvée est une incisive, or ces dernières contiennent bien moins d’informations que les molaires, traditionnellement utilisées pour extraire ce type de données génétiques.

La dent de l’homme de Tautavel © Patrick Aventurier – Getty Images

Car la mandibule complète demeure toujours aux abonnés absents. Mais les archéologues ne perdent pas espoir, et visent bien à mettre la main sur la mâchoire dans les années à venir. Le reste de la dentition recèlerait en effet une véritable mine d’or d’informations, comme l’identification du sexe de l’individu à qui appartiennent ces fameuses dents, ou encore de savoir si l’hominidé souffrait d’éventuelles pathologies.

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