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Lego refuse qu’Ai Weiwei joue avec ses célèbres briques

Agathe Lautréamont 27 octobre 2015

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Créer une sculpture sur la liberté d’expression à partir des fameuses petites briques colorées, voici l’idée de départ du dissident chinois Ai Weiwei. Mais la marque danoise a apposé un refus net et ferme à l’artiste, qui entend bien ne pas en rester là.

lego weiwei

Capture d’écran du compte Twitter @tripleJHack avec le hashtag #legosforweiwei.

En septembre dernier, le créateur – véritable bête noire du pouvoir chinois – sollicite Lego pour l’achat d’une importante quantité de briques dans le but de fabriquer une nouvelle œuvre qui serait exposée à la National Gallery of Victoria de Melbourne, en Australie. Mais la marque de jouet rejette la demande, alléguant qu’« en tant que compagnie dont le but est d’offrir aux enfants une expérience de jeu créative, nous évitons de nous impliquer ou de soutenir l’utilisation des Lego dans des projets politiques ».

Le sang de l’artiste chinois ne fait qu’un tour, et Ai Weiwei, très présent sur les réseaux sociaux, décide alors de partir en croisade contre la firme danoise, dénonçant sur son compte Instagram une décision qui brimerait sa propre liberté d’expression.

Sur ses divers comptes, l’artiste explique que le refus de Lego serait en vérité motivé par l’ouverture prochaine, à Shanghai, d’un parc d’attraction Legoland. Assertion de Weiwei balayée par Lego, qui explique au journal britannique The Guardian que le projet de parc a été laissé depuis longtemps entre les mains de l’entreprise anglaise Merlin Entertainments. Mais l’artiste chinois demeure persuadé que cette décision est uniquement motivée par la volonté de Lego de rester dans les petits papiers du gouvernement de l’Empire du Milieu. Il persiste et signe alors, postant même une image illustrant sa colère envers la marque de jouet, tout en réalisant un évident clin d’œil à Marcel Duchamp.

Il n’en fallait pas plus pour amorcer une vague de soutien des internautes envers Ai Weiwei. Via l’utilisation du hashtag #legosforweiwei, des personnes de tous horizons déclarent vouloir offrir leurs propres vieux Lego à l’artiste dissident, afin de l’aider dans la réalisation de sa sculpture. Très touché par cette initiative citoyenne, Ai Weiwei a annoncé sur Twitter dimanche dernier la création d’une toute nouvelle œuvre qui défendrait l’art politique, et serait évidemment composée de petites briques en plastique coloré, collectées dans diverses villes à travers le monde.

weiwei

Photo postée par Ai Weiwei sur Instagram.

En attendant, la marque Lego est victime des foudres des réseaux sociaux. La marque aurait-elle sous-estimé la force de frappe des protestations d’internautes à l’ère du web ? Ai Weiwei est en effet de ces agitateurs qui refusent toujours de se taire lorsqu’ils s’estiment lésés, sans compter que le dissident est très apprécié de la communauté internationale, sensible à ses années de prison et de résidence surveillée qu’il a dû subir au cours de sa vie. Quant à la firme Lego, elle doit désormais tâcher de désamorcer cette campagne au hashtag qui écorne sensiblement son image mondiale.

 

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