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Un œuf de Fabergé retrouve sa « surprise » en Angleterre

Agathe Lautréamont 27 octobre 2015

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Pierre-Karl Fabergé est célèbre pour ses fameux œufs, des pièces d’orfèvrerie uniques faites de métaux précieux ornés de pierres, nacre et autres émaux. À l’intérieur, tous contenaient une nouvelle pièce de joaillerie, dont l’une que l’on croyait perdue depuis longtemps, vient d’être redécouverte.

fabergé

L’œuf au treillis de diamants © Randall Pugh – Wikimedia Commons.

L’œuf dit « au treillis de diamants » créé en 1892 par Fabergé pour le Tsar de Russie Nicolas III, comme tous les autres œufs du maître, contenait un petit cadeau : un automate en forme d’éléphant, tout d’argent et de pierreries ; qui avait malheureusement disparu depuis de longues années. Or, à la surprise générale, le petit jouet luxueux a finalement été retrouvé… dans la collection d’art privée de la famille royale britannique.

La (re)découverte a été annoncée par la conservatrice de la Royal Collection Trust, Caroline de Guitaut, à l’occasion d’une conférence organisée au Musée Fabergé de Saint Pétersbourg. La grande majorité des œuvres de Fabergé a  été créée entre 1885 et 1917, dans le but d’être offerts aux grandes familles impériales russes, comme celles d’Alexandre III ou de Nicolas II. Lors de la révolution de 1917, les œufs ont été subtilisés, profitant du chaos régnant à cette époque, et dispersés à travers le monde. Les historiens de l’art savent que le joaillier Fabergé créa au cours de sa carrière 50 œufs différents, mais à ce jour, seulement 43 ont été redécouverts ; le dernier en date (estimé aujourd’hui à près de 46 millions d’euros !) ayant été retrouvé chez un modeste ferrailleur du Midwest des États-Unis, qui n’avait aucune idée de la valeur de l’objet qui trônait au milieu de son salon.

éléphant

Pierre-Karl Fabergé, L’éléphant de l’œuf au treillis de diamants © Royal Collection Trust

L’œuf au treillis de diamants, cadeau de Pâques offert par le Tsar à son épouse Maria Fedorovna, est fait d’une jadéite verte, translucide et pâle, ornée de diamants finement travaillés montés sur des supports en or. On sait qu’après son vol lors de la Révolution russe, il passa aux États-Unis avant d’être acheté par la riche famille McFerrin. Or, lors de cette odyssée d’un continent à l’autre, l’œuf fut séparé de sa surprise, le petit éléphant automate. Caroline de Guitaut n’est toujours pas revenue de sa découverte, faite alors qu’elle composait un nouveau catalogue pour la collection de la famille royale d’Angleterre. Elle fut soudainement frappée par la ressemblance entre l’éléphant appartenant à la collection, et celui qui se trouvait dans la création de Fabergé.

Malgré ses 123 ans au compteur, le petit éléphant d’argent fonctionne toujours. Des horlogers ont dû cependant démonter précautionneusement le délicat objet afin de s’assurer que le mécanisme interne n’avait pas subi de dégradations au fil de ses pérégrinations à travers le monde. Reste maintenant à savoir si l’œuf et sa surprise seront réunis, ou demeureront dans deux collections séparées.

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Pierre-Karl Fabergé, L’éléphant de l’œuf au treillis de diamants © Royal Collection Trust.

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