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Chagall fait ses gammes à la Philharmonie

Jéremy Billault 26 octobre 2015

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Jusqu’au 31 janvier, la Philharmonie de Paris présente une exposition entièrement consacrée à Marc Chagall et son amour pour la musique. Du plafond de l’Opéra de Paris aux décors du Théâtre d’art juif de Moscou en passant par les costumes d’une mise en scène de La Flûte Enchantée, elle présente une vision globale inédite du travail d’un artiste dont la présence ici est toute justifiée.

« De Bach et de Mozart, j’entends leur souffle qui sonne, moi-même je deviens un son, le monde sonore de toute éternité » : c’est dans l’un de ses poèmes qu’on apprend ce que le peintre éprouvait  pour la musique. Marc Chagall, (dont on connaît surtout le rapport avec la musique via le plafond de l’Opéra Garnier) n’a jamais caché sa sensibilité pour la musique dans son œuvre poétique (avouons-le plutôt méconnue) mais aussi et surtout picturale. C’est cette attirance musicale du peintre qu’a voulu explorer la Philharmonie de Paris en exposant ses tableaux mais aussi costumes et décors conçus pour plusieurs théâtres et opéras.

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Le plafond de l’Opéra Garnier pour la première fois assemblé au sol, 1964 © Adagp, Izis-Manuel Bidermanas

S’il faut aller de surprises en surprises, autant commencer par le plus évident. D’entrée, une salle est consacrée au plafond de Garnier pour permettre aux visiteurs d’admirer en détail une œuvre difficilement accessible d’ordinaire. Grâce à la technologie du Lab de l’Institut Culturel de Google, le plafond a été numérisé en ultra haute définition (c’est dire !).  Sur un mur et sur fond de musique classique, un zoom avance et se promène au gré de la fresque, révélant au visiteur chaque élément d’un plafond qu’il ne pouvait alors admirer sans se briser les cervicales.

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Marc Chagall, Projet de rideau pour La Flûte enchantée de Mozart  © ADAGP

Philharmonie oblige, l’exposition s’échappe ponctuellement de la peinture. Et le sujet s’y prête bien. Car si Chagall appréciait la musique, la musique appréciait Chagall. Pour La Flûte Enchantée mise en scène à New York en 1967, le peintre conçoit une série de décors et de costumes qui sont ainsi présentés dans l’exposition.

Pour la première fois Chagall travaille pour la musique et réalise treize toiles de fond de 20 mètres de haut, 26 éléments et plus de 120 costumes, entourés ici (pour l’immersion dans le contexte original) d’extraits de captations de l’opéra en question.

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Marc Chagall, La Musique et Le Théâtre, Panneaux pour le Théâtre d’art juif, 1920, © ADAGP

Clou du spectacle, les décors des murs du Théâtre d’art juif (à Saint-Pétersbourg puis Moscou) viennent conclure une exposition qui renverse la chronologie. Commandées en 1919 (le plafond de l’Opéra a été réalisé en 1964), ces sept panneaux (plafond et rideaux ayant disparu) se présentent comme une puissante revendication d’une culture yiddish avant-gardiste et comprennent une série de représentation des arts (musique, théâtre, danse et littérature), unis dans un art total cher à l’artiste.

Surprenante, tant par les œuvres les plus fameuses du peintre (beaucoup de croquis, d’esquisses et de maquettes détaillent ses différentes étapes de création) que par des découvertes présentées pour la première fois en France, l’exposition satisfera surtout les inconditionnels d’un Chagall dont l’intérêt pour la musique a toujours été d’une grande intensité.

 

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Exposition terminée
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