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L’artiste Abraham Cruzvillegas souhaite faire de la Tate Modern un vaste jardin

Agathe Lautréamont 16 octobre 2015

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Après Olafur Eliasson, Dominique Gonzalez-Foerster, Ai Weiwei, cette année c’est l’artiste mexicain Abraham Cruzvillegas qui s’installe dans l’immense Turbine Hall de la Tate Modern. Intitulée Empty Lot, l’œuvre monumentale est exposée jusqu’au 3 avril 2016.

time out london

Abraham Cruzvillegas devant sa sculpture à la Tate Modern © Time Out London.

L’art de voir grand

Célèbre pour ses sculptures réutilisant des objets de la vie moderne et des matériaux bruts comme de la terre ou du bois, Abraham Cruzvillegas investit cette fois-ci la Tate Modern avec une œuvre imposante, agglomérat de toutes les composantes de sa pratique artistique depuis plusieurs décennies.

Commandée par la Hyundai Commission, cette création est la première d’une nouvelle série de commandes sponsorisées par l’industriel automobile sud-coréen. Colossale structure en échafaudage qui s’étire de tout son long dans le Turbine Hall du musée londonien, l’œuvre soutient en réalité une vaste plateforme de bois, elle-même soutenant d’indénombrables jardinières de bois remplies de terre collectées dans différents parcs et espaces publics de la capitale britannique.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Est-ce tout ? Non ! Car l’artiste espère bien voir quelque chose pousser. Cruzvillegas assure qu’aucune graine n’a été ajoutée aux bacs, qui seront régulièrement arrosés et exposés à la lumière, pour favoriser le développement de tout ce qui pourra éventuellement s’y trouver.  Jardinières et lampes ont été fabriquées à partir de composants collectés çà et là dans le district de Bankside, à Londres. Écologiste, Abraham Cruzvillegas ? L’interprétation de l’artiste va plus loin. Car si l’artiste a choisi d’appeler son œuvre Empty Lot, ce n’est pas en référence au contenu de ses jardins en modèle réduit. Pour lui, sa construction est plutôt à considérer comme une métaphore de l’identité humaine.

sculpture

Empty Lot installé dans la Tate Modern – Capture vidéo Youtube © Tate Modern Gallery

Faire naître et croître l’espoir

L’installation monumentale de Cruzvillegas renvoie à la propre histoire de l’artiste, qui aurait vu naître et grandir sa passion pour l’art à partir de rien de concret. Du néant, une force créatrice est apparue pour ne jamais cesser de se développer ensuite. Mouvement, transformation et espoir sont au cœur de sa structure de bois. Posséder une terre, un espace, un jardin à cultiver est le rêve de beaucoup de familles dans le monde : ce rêve caressé par beaucoup est central dans la construction.

Et tandis qu’il questionne sa personnalité propre, l’artiste espère également que les visiteurs de la Tate Modern sauront se livrer à leur tour à une profonde introspection : d’où viennent-ils ? À partir de quoi se sont-ils bâtis ? Comment peut-on définir l’histoire commune à l’échelle d’une nation entière ? À l’image de la terre installée sur sa structure, Cruzvillegas voit la population anglaise comme composite, différente, hétérogène. Mais loin d’être une faiblesse, ses différences sont une force, à partir de laquelle de belles choses peuvent croître.

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