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Riverains et Anonymous contre la destruction de l’église Sainte-Rita

Agathe Lautréamont 15 octobre 2015

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Depuis le 5 octobre, nuit et jour, cette petite église du XVe arrondissement de Paris est occupée. Riverains en colère, défenseurs du patrimoine, et même quelques Anonymous se mobilisent pour sauver l’édifice de la destruction.

sainte rita Téléversé par Lionel Allorge

L’église Sainte-Rita © Lionel Allorge

À l’origine, un permis de démolir sème la discorde : celui délivré par la mairie de Paris en mars 2012, autorisant un promoteur immobilier à construire à la place de ce petit lieu de culte des parkings ainsi que des logements. Mais la perspective de raser ce bâtiment datant du début du XXe siècle ne fédère pas, à l’instar du maire du XVe arrondissement de Paris, et des riverains chrétiens qui venaient y prier, et qui s’opposent au chantier. Le 9 octobre, des manifestants bien décidés à tout faire pour ne pas voir l’édifice tomber sous les pelleteuses s’introduisent dans l’église, pour s’y installer ; tandis qu’une messe y est célébrée dès le lendemain du début de l’occupation des lieux.

Occupy… Sainte-Rita

Les membres composites du mouvement de défense de l’église vivent désormais sur place 24 heures sur 24, promettant de défendre le lieu, de l’entretenir, et de n’en partir que lorsque le projet de démolition aura été définitivement enterré. Parmi eux, des membres du Mouvement du 14 juillet, groupuscule politique dont le programme se fonde sur un amalgame de différentes théories complotistes qui pullulent un peu partout dans les bas-fonds du net.

Quant aux quelques Anonymous (ou se réclamant comme tels) qui se sont joints au mouvement, ils voient dans la protection du bâtiment une manière de rendre la parole aux très nombreux riverains qui s’opposent à la destruction de l’église, et qui tentent de se faire entendre de la mairie depuis plusieurs mois. Ces défenseurs avancent comme argument pour justifier leur attitude le non-respect de la loi d’affichage du permis de construire, et le refus du démolisseur de procéder à un désamiantage méthodique.

Banderole de protestation © Hadonos

Banderole de protestation © Hadonos.

Autre son de cloche du côté du promoteur

Contactée par le Journal des Arts, la société Garibaldi en charge du projet contredit les allégations de l’association de défense de Sainte-Rita. Pour son porte-parole, les manifestants auraient eux-mêmes empêché le désamiantage (bien prévu, donc) de l’église en chassant les ouvriers venus travailler ce jour-là. Quant au permis de construire, il fut bien affiché sur les grilles à l’extérieur du bâtiment et visible par tous comme l’exige la loi ; cependant, les occupants du lieu de culte auraient délibérément arraché le document.

La société Garibaldi contre-attaque donc, arguant que si des référés pour invalider le permis de démolir ont été effectivement déposés, comme dans le cas de la Samaritaine, ils ne sont pas suspensifs ; ce qui signifie que les travaux de démolition peuvent se dérouler en toute légalité. Or, la présence de manifestants à l’intérieur de l’église empêche évidemment l’entreprise de BTP de venir faire son travail. Le promoteur réfléchit maintenant à une solution en vue de désamorcer la situation qui semble s’enliser…

 

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