Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 SOULÈVEMENTS

18/10/2016 > 15/01/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_5 BRASSAÏ

09/11/2016 > 30/01/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

Disparition de la réalisatrice Chantal Akerman

Agathe Lautréamont 6 octobre 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Figure incontournable du cinéma européen, la cinéaste Chantal Akerman s’est donné la mort le 5 octobre à l’âge de 65 ans.

mostra

Chantal Akerman à la 68e Mostra de Venise, en 2011 © Jonathan Short/AP/SIPA

Le visionnage de Pierrot  le fou de Jean-Luc Godard avait suscité sa vocation. À dix-huit ans seulement, elle réalise son premier court-métrage, Saute ma ville (1968), où la jeune fille dit avec maturité et révolte son besoin farouche de liberté et d’indépendance. Confortée dans son orientation après ce premier film, Chantal Akerman s’inscrit à l’Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion de Bruxelles, mais ne s’y attarde pas. Elle réalise deux nouveaux courts, avant de s’envoler pour New York, et fréquente la médiathèque Anthology Film Archives, où elle découvre le cinéma expérimental.

Figure de proue du cinéma moderniste

Elle se forme alors entre Paris et New York, entre petits boulots alimentaires et réalisations de courts-métrages. Il lui faudra attendre la fin des années 1980 pour enfin atteindre la consécration auprès du grand public. Artiste atypique, Chantal Akerman filme ses émotions et ses angoisses profondes, et réalise des chefs-d’œuvre tels que Je, tu, il, elle (1974), 1080 Bruxelles (1975), Golden Eighties (1986), D’Est (1983) ou encore La Captive (2000). Par ses réalisations dans lesquelles court l’ombre de sa mère, la cinéaste a profondément marqué le cinéma moderniste des années 1970, et a inspiré nombre de réalisateurs, comme Gus Van Sant.

Au moins d’août dernier, Chantal Akerman était présente au Festival de Locarno, en Suisse. Elle venait défendre son dernier film intitulé No Home Movie, une fresque intimiste et bouleversante consacrée aux derniers jours de sa mère. Le film reprend les thématiques de prédilection de la réalisatrice, comme une synthèse, un testament involontaire de son œuvre prolifique.

 

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE