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Notes et croquis bannis des musées belges ?

Agathe Lautréamont 5 octobre 2015

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Dessinateurs amateurs, étudiants ou simples visiteurs passionnés sont-ils persona non grata dans les musées belges ? Difficile à imaginer… Selon le blog Louvre pour tous, c’est pourtant la décision prise par quelques-uns d’entre eux, qui interdisent la prise de notes et la réalisation de croquis dans leurs couloirs.

Hubert Robert, Le Louvre, 1796

Hubert Robert, Le Louvre, 1796.

Tout commence par la une fracassante du journal belge La Dernière Heure, en date de mai 2015.  Le quotidien relaie l’histoire de cet architecte français qui s’est vu expulser manu militari du musée des Beaux-Arts de Mons pour avoir réalisé des croquis d’œuvres. Selon le malheureux visiteur, il aurait été placé en garde à vue après avoir été molesté par les vigiles de l’institution culturelle.  De leur côté, les Beaux-Arts de Mons nient de façon laconique dans un communiqué lapidaire, accusant l’architecte de mensonge. Pourtant, d’autres témoignages viennent corroborer cette étonnante affaire…

Fluidité du passage des visiteurs, sécurité ou encore protection des œuvres sont les raisons invoquées par le musée pour justifier son attitude. Si l’affaire est peu à peu retombée, elle aura eu le mérite de placer sous les projecteurs une règle que l’on croise rarement dans le monde, mais qui est pourtant fréquente dans la sphère muséale belge.

Partout dans le monde, les visiteurs sont libres de dessiner à main levée en technique sèche (crayon, fusain, stylo…) sous réserve de ne pas gêner les autres badauds flânant dans le musée ; cependant, il n’est pas rare de rencontrer une interdiction lors d’expositions temporaires, ou lors des jours de forte affluence. Quant à la prise de note, elle n’est mentionnée nulle part : tant que les œuvres ne sont pas mises en danger, pas de problème. Car c’est là l’origine de l’invention des musées : permettre au grand public de pénétrer dans des lieux d’inspiration, tandis que les aspirants artistes peuvent s’y former en copiant les œuvres exposées. Le musée des Confluences à Lyon en fit même le thème d’une récente exposition.

Photo © Nick Dolding / Getty Images

Pourtant, la Belgique fait figure d’exception. Comme le stipule le règlement des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, il est interdit « de gêner les visiteurs ou de présenter un risque pour les œuvres en prenant des notes ou des croquis devant celles-ci » (art.18-13). Calepins, carnets et même ordinateurs portables sont donc bannis des institutions culturelles. On ignore les raisons de cette intransigeance, qui suscite la stupéfaction des visiteurs et des situations parfois ubuesques (notes interdites mais photos autorisées au musée Fin-de-Siècle, par exemple). Louvre pour tous relaie nombre de commentaires offusqués des visiteurs qui se frottent à ces interdictions. Une question d’ayant-droits ? Non plus ! Dans le cas de l’exemple du musée Magritte, la Fondation du même nom assura qu’il n’avait émis aucune interdiction concernant notes et dessins. D’autant qu’à l’exception de travaux d’art moderne et contemporain, la majorité des œuvres est depuis longtemps tombée dans le domaine public.

Les raisons seraient davantage pécuniaires que culturelles, les musées cherchant à garder la mainmise sur l’exploitation commerciale d’œuvres du domaine public en interdisant photos et dessins.

 

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