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Paris déploie les ombres multicolores d’Andy Warhol

Magali Lesauvage 5 octobre 2015

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Les voici, elles sont toutes là, les 102 Shadows d’Andy Warhol. La série de toiles est exceptionnellement présentée à Paris (et pour la première fois en Europe) dans le cadre de l’exposition Warhol Unlimited, consacrée justement au thème de la sérialité. Une expérience de l’un et du tout à vivre in situ.

Andy Warhol, Shadows, 1978-1979, vue de l’exposition Warhol Unlimited au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Courtesy Dia Art Foundation, New York.

 

On connaît les Marilyn, les Jackie, les Mao de Warhol, on connaît moins ses Shadows. Précieusement conservées par la Dia Art Foundation de New York, les 102 toiles sérigraphiées ont traversé l’Atlantique pour venir épouser la grande courbe des espaces d’exposition temporaire du musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Peintes en 1978-1979 par l’artiste américain, elles détonnent, par leur abstraction pleinement assumée, avec l’art figuratif du papa du Pop Art. L’artiste a alors cinquante ans, et moins de dix ans à vivre. Une vie dont il connaît le prix depuis la tentative d’assassinat à laquelle il échappe de peu en 1968, et qui le laisse profondément angoissé. Dans la décennie qui suit, la mort l’obsède. Il entame la série Skulls (Crânes) en 1976, et reprend ses anciennes séries les plus célèbres (FlowersCampbell’s Soup…) dans une forme d’autocitation stérile et mercantile.

C’est dans cette période assez sinistre de l’œuvre de Warhol que surgissent les Shadows. Ces 102 toiles sérigraphiées dans une gamme de dix-sept couleurs différentes sont pensées par l’artiste comme un environnement total, voire un décor. Ainsi déclara-t-il ironiquement à leur sujet : « On passait de la disco durant le vernissage… Je suppose que ça en fait un décor disco », surfant comme à son habitude sur la mode en vogue, tout en teintant d’autodérision une œuvre qui fait pourtant partie de ses plus bouleversantes.

Comme l’indique l’historienne de l’art Lynne Cook, l’origine de cette image qui revient 102 fois dans les Shadows est énigmatique. Est-ce une ombre photographiée dans le studio de Warhol ? Une ombre d’ombre ? La forme de double L, fugitive et glissante, semble en tout cas révéler autant une absence qu’une présence. L’œuvre se parcourt comme une grande fresque. Passer devant chaque toile renforce la sensation de glissement, dans une accélération de la forme qui fait de Shadows une œuvre à la fois multiple et une.

Si on pense en effet à un « décor », comme il le dit lui-même, c’est tout autant un paysage, tel que celui qui se forme, abstrait, dans l’œil du passager du train roulant à grande vitesse, et où chaque élément extérieur se fond dans une longue bande de couleurs. Un paysage métaphysique entre peinture, cinéma et photographie, peuplé d’ombres multicolores. Superficiel, Andy Warhol ?

 

WARHOL

02/10/2015 > 07/02/2016

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAM)

PARIS

A l’occasion de la première présentation en Europe des Shadows (1978-79) dans leur totalité, le Musée d'Art moderne de la Ville de Par...

Exposition terminée
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