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En Belgique, des dessins de Peyo et Franquin découverts sous du papier peint

Agathe Lautréamont 1 octobre 2015

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La découverte a eu lieu à la fin de l’année 2013, mais l’annonce n’a été faite que cette semaine.

peyo

© Olivier Papegnies / Collectif HU.

Gaston Lagaffe, Boule et Bill ou encore le Grand Schtroumpf dormaient tranquillement depuis cinquante ans derrière une vieille couche de papier peint, et il aura fallu des travaux de rénovation pour les redécouvrir, comme s’ils avaient été dessinés la veille… Une dizaine de dessins griffonnés par jeu, par plaisir, à même le mur, dans ce qui sert aujourd’hui de locaux au Syndicat libre de la Fonction Publique, à Bruxelles.

Que font-ils là, au juste ? Pour comprendre, il faut remonter à la fin des années 1940, quand Georges Troisfontaines installe dans cet immeuble l’agence World Press, qui distribue des bandes dessinées à de nombreuses publications et titres de presse. De grands noms de la BD franco-belge passeront donc dans ces locaux, comme Jean Graton (Michel Vaillant), Jijé (du journal Spirou), Victor Hubinon (Buck Danny) ou Eddy Paape (Jean Valary). C’est dans cette agence que les compères Uderzo et Goscinny, papas d’Astérix et Obélix auxquels la BnF consacrait une merveilleuse exposition en 2013, se rencontreront.

olivier papegnies collectif HU

© Olivier Papegnies / Collectif HU.

Au milieu de Benoît Brisefer et du Marsupilami, une phrase griffonnée en majuscules demande instamment : « Prière de ne plus dessiner sur ce mur, svp ! ». Manifestement, la créativité des dessinateurs ne plaisait pas à tout le monde ; mais les dessins restèrent en place. On peut imaginer la surprise des ouvriers au moment de la révélation de cette incroyable découverte. Ces derniers s’empressèrent bien sûr de signaler leur trouvaille à la direction. Un peu décontenancé par l’ampleur (et, disons-le, la valeur) de la découverte, le syndicat a opté pour l’installation d’une épaisse vitre pour protéger ces coups de crayon des ravages de l’air et de la lumière, tandis qu’un filtre anti-UV a été apposé sur la fenêtre de la pièce.

En attendant la suite de l’histoire, qui ne devrait pas en rester là. Selon le quotidien La Libre Belgique, une ouverture de la salle au public serait envisagée. La maison d’édition Dupuis, ayant droit des bandes-dessinées de Peyo et compagnie, ne s’est pas encore manifestée…

 

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