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Photo : 5 expos à voir cet automne

Agathe Lautréamont 30 septembre 2015

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Envie de vous faire une petite cure de papier glacé et de tirages argentiques ? Les musées parisiens ont pensé à tout, et les expositions photos fleurissent en pleine saison des feuilles mortes. Sélection.

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Jean-Pierre Laffont. Tumultueuse Amérique, à la Maison Européenne de la Photographie

Photojournaliste, conteur d’histoires et curieux de son temps, Jean-Pierre Laffont liait indéfectiblement sa prise de clichés à son regard affectueux et bienveillant sur la période la plus faste de son activité de reporter d’images, des années 1960 à la fin des années 1980.

En ce temps, le monde est pourtant secoué par la guerre froide, divisé en deux camps bien distincts aux idéologies que tout oppose. Toutefois, son œil scrutateur parvient à trouver de la poésie, parfois de la magie dans certaines scènes véritablement violentes. Que ce soit dans le tourbillon d’une campagne électorale, lors d’une manifestation des Black Panthers ou dans la misère du Bronx, les images de Laffont disent son intérêt pour ses contemporains, pour les mutations sociales qui font trembler les acquis du passé et pour les moments émouvants ou amusants que l’on croise au hasard d’une rue.

Son sujet de prédilection demeure son pays d’accueil, l’Amérique, centre névralgique de la géopolitique internationale. Pays controversé, en proie à des crises sociales majeures mais au pouvoir attractif qui ne faiblit jamais, Laffont a immortalisé comme personne les USA.

Jean-Pierre Laffont, Tumultueuse Amérique à la MEP, jusqu’au 31 octobre 2015.
Hazda jardin des plantes

Matthieu Paley : Hadza – Derniers des premiers hommes, au Jardin des Plantes

Lauréat en 2014 de la bourse professionnelle du Prix photo du Muséum d’Histoire naturelle, le photographe Matthieu Paley expose une soixantaine de photographies sur les grilles du Jardin des Plantes. Parti en Tanzanie, l’artiste y a réalisé un reportage sur les Hadza, un peuple nomade qui a su préserver le plus ancien des régimes alimentaires au monde : celui fondé sur la chasse et la cueillette.

En documentant leur mode de vie, Paley propose un regard saisissant sur les régimes alimentaires atypiques à travers le globe. La communauté auto-suffisante des Hadza offre une occasion idéale au photographe de traiter de tolérance et de développement durable à une époque de crises écologiques et humanitaires majeures. Paley raconte sa fascination pour ces groupes humains oubliés, parfois méprisés, et qui vivent en étroite dépendance avec leur environnement, et sont donc particulièrement vulnérables aux changements climatiques présents et à venir.

Au-delà de la beauté des clichés, empreints de pudeur et d’un sens esthétique indéniable, l’art de Matthieu Paley (à retrouver notamment sur Instagram) alarme sur les dangers qui menacent notre planète, et l’urgence de l’entraide entre les peuples.

Matthieu Paley : Hadza – Derniers des premiers hommes au Jardin des Plantes, jusqu’au 31 janvier 2016.

Orsay

Qui a peur des femmes photographes ? 1839-1945, aux musées de l’Orangerie et d’Orsay

Voici une exposition organisée en deux volets, née de l’étroite collaboration de deux grands musées parisiens. L’Orangerie et Orsay concentrent leurs regards sur les femmes photographes, qui comme dans tous les autres domaines artistiques, peinèrent à se faire reconnaître de leurs pairs et ne parvinrent que rarement à vivre de leur art.

Depuis l’invention de la photographie en 1839, cette pratique artistique a toujours essuyé des accueils glacials, suscitant la méfiance des peintres et critiques d’art qui voyaient dans la prise de cliché soit une passade condamnée à disparaître, soit une véritable menace pour les autres arts visuels. Le cinéma subira le même traitement au début du XXe siècle…

Les commissaires se sont appuyés sur des recherches nouvelles et sur l’Histoire globale de la photographie. L’intérêt pour les images de papier glacé ne cesse en effet de prendre de l’ampleur depuis une quarantaine d’années, mais force est de constater que les femmes photographes (Julia Margaret Cameron, Claude Cahun, Lee Miller…), pourtant incontestablement présentes, actives, furent oubliées dans ces recherches. Les musées d’Orsay et de l’Orangerie réévaluent donc leur rôle,  autant artistique que technique, dans la vaste sphère de la photographie.

Qui a peur des femmes photographes ? 1839-1945 aux musées de l’Orangerie et d’Orsay, jusqu’au 25 janvier 2016.

doisneau

Robert Doisneau, un photographe au muséum, au Muséum national d’Histoire naturelle

On ne présente plus le grand photographe d’après-guerre Robert Doisneau, dont les clichés du bouillonnement parisien ou de l’univers des écoliers ont fait le tour du monde. Ce que l’on sait moins, c’est que Doisneau ressentait une véritable fascination pour les domaines des sciences naturelles, et encore davantage pour les musées, réceptacles des savoirs humains.

C’est donc en toute logique que le photographe humaniste réalisa deux reportages au sein du Muséum national d’Histoire naturelle ; d’abord entre 1942 et 1943, puis en 1990. Pour la plupart inédits, ces clichés ont été exhumés des archives poussiéreuses du fond Doisneau de la bibliothèque du Muséum, pour raconter l’amour du reporter pour cet endroit unique au monde. Mais ce n’est pas la seule architecture séculaire du lieu, toute de verre et de métal, qui attire son œil. Doisneau cherche également à en capter les composantes en pénétrant dans le secret des laboratoires, en flânant dans ses jardins, en se glissant parmi les ombres de la grande galerie de l’évolution… Il photographie les scientifiques au travail, un professeur comme enseveli sous une montagne de dossiers, un jardinier prenant soin des majestueuses serres datant du XVIIe siècle. Le musée ne saurait en effet, être dissocié du fourmillement d’activité qui assure son bon fonctionnement depuis tant de temps…

Robert Doisneau, un photographe au muséum au Muséum national d’Histoire naturelle, jusqu’au 18 janvier 2016.

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Philippe Halsman – Étonnez-moi !, au Jeu de Paume

L’ensemble du travail de Philippe Halsman, depuis ses débuts à Paris en 1930 jusqu’à sa définitive consécration de 1940 à 1970 est exposé au Jeu de Paume, dans une rétrospective passionnante sur ce photographe qui travailla pour l’agence Magnum et signa à de nombreuses reprises la couverture du célèbre magazine américain Life.

Aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, ce Letton naturalisé américain fait d’abord ses armes en France, en réalisant des photographies de mode pour des titres de presse à l’image de Vogue, Voilà ou encore Vu. Il fréquente alors les milieux artistiques d’avant-garde, et expose ses clichés aux côtés de ceux de Brassaï ou Man Ray. Menacé par le nazisme, Halsman s’installe aux États-Unis et c’est alors qu’arrive la véritable consécration. Fréquentant les plus grandes stars de cinéma de l’époque, il lie une amitié de longue durée avec Salvador Dalí, et se forge un style artistique reconnaissable entre tous. On lui doit la fameuse et amusante jumpology, cette idée de faire sauter ses modèles afin de leur donner une pose joyeuse et bien plus spontanée.

Attentif au moindre détail, techniquement irréprochable, Philippe Halsman laisse à la postérité une œuvre de prime abord déroutante, mais qui chercha sans cesse à repousser les limites de cette pratique.

Philippe Halsman – Étonnez-moi ! au Jeu de Paume, jusqu’au 24 janvier 2016.

Ne pas oublier également l’exposition Jeff Wall. Smaller Pictures à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à retrouvez nos sélections des expos de la rentrée à Paris et en province.

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