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À la Fondation Cartier, le jardin comme œuvre d’art

Agathe Lautréamont 30 septembre 2015

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Le jardin de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris, vient de se doter d’un site internet à part entière. L’occasion de redécouvrir un espace vert pensé comme une véritable œuvre d’art… 

Ambroise Tézenas

Le jardin de la Fondation Cartier pour l’art contemporain © Ambroise Tézenas.

Theatrum Botanicum, voilà le nom donné par l’artiste allemand Lothar Baumgarten à sa « sculpture » d’art et de végétation pour la Fondation Cartier. Ce nom, directement inspiré par les herbiers de l’époque médiévale, renvoie à un concept nouveau mêlant apparence sauvage et vraie maîtrise, symbiose de la nature et des sculptures réalisées par la main de l’Homme. Ici, aucune rupture entre les arbres et le bâtiment de verre translucide de Jean Nouvel, mais la mise en avant de travaux d’artistes contemporains comme Ian Hamilton Finlay ou Giuseppe Penone au beau milieu d’un espace préservé, bel exemple de la réussite d’un espace vert placé au cœur d’un milieu urbain.

Car la faune et la flore abondent au jardin ! La Fondation Cartier s’enorgueillit à juste titre de la présence de nombreuses espèces de fleurs  (iris, tanaisie, sauge des prés…) mais aussi d’oiseaux (mésange, grimpereau…) et d’insectes. Les papillons et bourdons, indicateurs éloquents de la bonne santé d’un espace végétal, butinent en nombre dans l’univers conçu par Lothar Baumgarten. Toutes ces races semblent proliférer derrière le musée, là où ils tendent hélas à régresser à l’échelle nationale…

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La Fondation Cartier pour l’art contemporain © Luc Boégly.

L’artiste confie : « D’autres arbres, d’autres buissons viendront. Ce sera finalement une question de patience et de passion que d’observer la transformation d’une idée en un espace vivant ». Orchestré autour de cinq axes géométriques (rectangle, carré, cercle, ellipse et triangle), le jardin s’adapte donc à ces quelques contraintes, tout en gardant une étonnante harmonie entre les proportions et les mesures. Tout semble naturellement à sa place, jusqu’aux anciens murs qui délimitaient la propriété de l’écrivain François-René de Chateaubriand qui vécut en ces lieux au XIXe siècle.

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