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Disparition de l’artiste et plasticienne Carol Rama

Agathe Lautréamont 29 septembre 2015

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Est-ce son ton volontiers provocateur, ses toiles excentriques, qui ont tenu Carol Rama dans l’ombre jusqu’à ses 85 ans, lorsqu’elle reçoit le Lion d’Or de la Biennale de Venise ? Toujours est-il que cette artiste hors-norme, provocatrice et avant-gardiste, demeure une figure à part dans l’univers de l’art contemporain.

Carol Rama (capture d’écran Youtube).

La créatrice s’est éteinte le 25 septembre à l’âge de 97 ans dans son appartement de Turin, en Italie. Elle fut célébrée par les plus grands. Man Ray était un ami proche, Andy Warhol admirait son style excentrique, qui n’hésitait pas à parler de sexualité et de peurs viscérales, animales. L’artiste a forgé son propre style, sans suivre un quelconque cursus artistique, préférant laisser parler ses pulsions et fascinations personnelles plutôt que d’écouter les conseils de professeurs.

Premier scandale en 1945, dans une Italie très conservatrice et puritaine : son exposition organisée à la Galleria Faber est fermée par la police,  ses œuvres étant jugées bien trop dérangeantes, contraires à la morale. Mais les polémiques ne découragent pas Carol Rama, qui continue de créer dans l’ombre, explorer les registres, mêler les matériaux… Si elle a fréquenté Luis Buñuel et les maîtres du pop art au cours des années 1960, la créatrice a toujours farouchement refusé de se laisser enfermer dans un registre, se renouvelant sans cesse, mais exprimant une perpétuelle fascination pour le corps humain.

Le début de la consécration vient en 2003, lorsqu’elle se voit remettre un Lion d’Or, prestigieuse récompense de la Biennale de Venise. Le public découvre alors Carol Rama, mais son aura reste cependant cantonnée aux critiques d’arts et aux universitaires. La France ne découvre véritablement la plasticienne qu’en avril 2015, lorsque le musée d’Art moderne de la ville de Paris lui consacre une rétrospective : La Passion selon Carol Rama.

Solitaire, Carol Rama créa tout au long de sa vie planches, aquarelles, sculptures cherchant à désacraliser le corps de la femme, et surtout à interroger le regard de nos sociétés contemporaines sur ce dernier.

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