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Warhol, Fragonard, Scorsese… : les grandes expos de la rentrée à Paris

Magali Lesauvage 10 septembre 2015

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Youpi c’est la rentrée ! Et elle s’annonce très bien du côté des musées parisiens, avec un large choix d’expositions. Art moderne, art contemporain, peinture, photo, design, cinéma et même jeu vidéo : il y en aura pour tout le monde. Sélection.

Andy Warhol, Shadows, 1978–-1979, Dia Art Foundation. Photo : Bill Jacobson.

Warhol Unlimited au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, à partir du 2 octobre

Warhol, encore ?! Warhol, encore oui ! Le MAMVP accueille dans sa grande courbe la totalité des Shadows de l’artiste pop américain. Datées de 1978-1979, ces 102 toiles sérigraphiées, conservées à la Dia Art Foundation de New York, déploient leurs 17 couleurs sur 130 mètres. A voir aussi dans l’expo, les séries d’Electric Chairs, Flowers et Jackies de Warhol. De quoi planter le décor (psychédélique) d’un automne qu’on espère lumineux.

Elisabeth Louise Vigée-Lebrun, au Grand Palais, à partir du 23 septembre

Après Niki de Saint Phalle l’an passé, c’est au tour d’une autre grande artistE d’être célébrée par le Grand Palais. Portraitiste officielle de Marie-Antoinette et peintre de maternités, Vigée-Lebrun pâtit depuis deux siècles d’une réputation d’artiste mièvre. A moins que l’histoire de l’art n’ait trop rapidement relégué aux oubliettes cette artiste que la Révolution avait contrainte à l’exil. Une centaine d’œuvres nous permettront d’en avoir le cœur net dès la fin du mois.

Dominique Gonzalez-Foerster, 1887-2058, au Centre Pompidou, à partir du 23 septembre

Encore trop mal connue du public français, l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster fête ses cinquante ans en s’installant pour quatre mois dans la galerie Sud et sur les terrasses du Centre Pompidou, ainsi que dans le jardin de l’atelier Brancusi. Elle y présentera une rétrospective de notre temps dans un format dilaté, 1887-2058, à partir de la reconstitution d’espaces réels ou fictifs. Attendez-vous à une révélation.

Fragonard amoureux, galant et libertin, au musée du Luxembourg, à partir du 16 septembre

« Je peindrais avec mon cul ». Ceci n’est pas une citation d’un obscur artiste contemporain à scandale, mais une phrase qu’aurait prononcée le grand Jean Honoré Fragonard, peintre de l’amour charnel. Au cas où le titre de l’exposition du Luxembourg n’aurait pas été assez clair, vous aurez compris que l’on trouvera ici cet automne scènes d’alcôves et représentations de transports amoureux, le tout peint avec la délicatesse XVIIIe.

T Jean-Honoré FRAGONARD (Grasse 1732 - Paris 1806)Jean Honoré Fragonard, Le Verrou, 1777, Paris, musée du Louvre.

Sepik, arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée, au musée du quai Branly, à partir du 27 octobre

Vous avez sans doute déjà vu ces immenses sculptures totems au musée du quai Branly, figures d’ancêtres fondateurs au profil pointu. Provenant du fleuve Sepik, elles rejoignent les objets (colliers en coquillage d’huître, tambours à fente, coiffes en vannerie, panneaux d’écorces peintes, cranes surmodelés…) rassemblés pour l’expo, qui résument plus de trente ans de recherches anthropologiques, tandis que la reconstitution d’un village sepik nous plonge directement dans l’ambiance océanienne.

Picasso Mania, au Grand Palais, à partir du 7 octobre

Comment peindre, sculpter, créer après Picasso, figure de géant de l’art du XXe siècle ? C’est la question passionnante que pose l’exposition du Grand Palais, conçue par Didier Ottinger, directeur adjoint du musée national d’Art moderne. Au programme : Hockney, Baselitz, Lichtenstein, Warhol, Basquiat ou encore Jeff Koons.

picasso-mania-21 TRoy Lichtenstein, Femme d’Alger, 1963, Los Angeles, The Eli and Edythe L. Broad Collection © Estate of Roy Lichtenstein/DACS 2012/ADAGP, Paris 2015.

Une brève histoire de l’avenir, au musée du Louvre, à partir du 24 septembre

Le Louvre fait appel au multitâches Jacques Attali, et à son ouvrage éponyme publié en 2006, pour une exposition thématique qui parlera de notre avenir. Ou plutôt de celui que l’on peut imaginer à partir des œuvres contemporaines d’Ai Weiwei, Isabelle Cornaro, Tomas Saraceno ou Mark Manders. Un aperçu du futur à suivre dans son volet prospectif aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles.

Splendeurs et misères, images de la prostitution en France (1850-1910), au musée d’Orsay, à partir du 22 septembre

Toulouse-Lautrec, Manet, Degas, Munch… la plupart des grands artistes du XIXe siècle ont représenté la prostitution, que ce soit sous la forme crue de scènes de bordel, ou en faisant le portrait de favorites. Une réalité à double face, comme l’indique bien le titre de cette expo qui promet de dévoiler sans ambiguïté et en beauté un pan entier de la société corsetée de la Belle Epoque.

Edouard_Manet_-_Olympia_-_Google_Art_ProjectEdouard Manet, Olympia, 1863, Paris, musée d’Orsay © RMN-Grand Palais.

Fantastique ! L’estampe visionnaire, de Goya à Redon, au Petit Palais, à partir du 1er octobre

Bouh ! Venez vous faire peur au Petit Palais dans cette exposition qui présente pour la première fois la gravure du XIXe siècle sous l’angle du fantastique. Les collections de la BnF nous y révèlent ses trésors, avec des planches de Delacroix, Goya, Gustave Doré, Odilon Redon, Félicien Rops, ou du grand méconnu Utagawa Kuniyoshi. À vos loupes.

Florence, portraits à la cour des Médicis, au musée Jacquemart-André, à partir du 11 septembre

Bronzino, Salviati, Pontormo, Vasari, Andrea del Sarto… La setlist de l’exposition sur le portrait florentin au musée Jacquemart-André fait tourner les têtes. Celles, en l’occurrence, de la brillante cour des Médicis et de ses sujets, dans leur grâce minérale et leur inflexible noblesse. Une galerie de portraits où se définit au début du XVIe siècle un style, préfigurant le maniérisme et ses débauches de formes.

Martin Scorsese, à la Cinémathèque française, à partir du 14 octobre

Après Truffaut, Demy, Antonioni, Pasolini, la Cinémathèque française poursuit sa grande saga rétrospective des cinéastes majeurs du XXe siècle avec l’Italo-Américain Martin Scorsese. La carrière de l’auteur francophile de Mean Streets, Raging Bull, Casino, Taxi Driver ou plus récemment Le Loup de Wall Street y est retracée à travers photos de tournages, storyboards, costumes et objets cultes qui accompagnent une rétrospective de ses films. Ciao Marty!

expo-scorsese TAffiche de l’exposition Martin Scorsese, Taxi Driver © La Cinémathèque française.

Marc Chagall, le triomphe de la musique, à la Philharmonie de Paris, à partir du 13 octobre

Désormais accessible depuis votre fauteuil grâce au Google Lab, le plafond de l’Opéra Garnier peint par Chagall est sans doute l’œuvre majeure du peintre. Les commandes décoratives et architecturales liées à la musique, voici le thème de cette exposition Chagall organisée par la Philharmonie de Paris, et qui rassemble peintures, dessins, costumes, sculptures, céramiques et installations multimédias.

L’art dans le jeu vidéo, l’inspiration française, au musée Art Ludique, à partir du 25 septembre

Si certains jeux vidéos sont de véritables œuvres collectives qui mobilisent le travail de dizaines de concepteurs, dessinateurs, scénaristes, qu’en est-il de l’influence de l’art (en particulier de la peinture et du cinéma) sur le jeu vidéo ? C’est le thème de cette expo du musée Art Ludique, qui montrera notamment les travaux préparatoires aux grands jeux comme Assassin’s Creed.

Jeff Wall. Smaller Pictures, à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à partir du 9 septembre

Le grand Jeff Wall présente ses petites photos à la Fondation HCB. D’où la question : le petit format atténue-t-il l’impact des images, a fortiori chez un artiste célèbre pour ses grandes photographies conçues au format de véritables tableaux d’Histoire ? Réponse en une trentaine de tirages réalisés par le Canadien des années 1970 à aujourd’hui.

TJeff Wall, Torso, 1997 © Jeff Wall.

Jacques Doucet. Vivre pour l’artà la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, à partir du 15 octobre

Qu’est-ce que le goût ? Illustration avec cette exposition qui croise les univers électifs de deux grands couturiers et collectionneurs, Jacques Doucet et Yves Saint Laurent, et rappelle à coups de chefs-d’œuvre leurs influences diverses (Brancusi, Mondrian, De Chirico, Géricault, Léger, Goya, Manet, Picabia, Seurat, Picasso…), le tout dans la reconstitution de leurs intérieurs respectifs. La classe.

Wifredo Lam, au Centre Pompidou, à partir du 30 septembre

Encore mal connu en France, l’artiste cubain Wifredo Lam fait l’objet d’une rétro orchestrée par Catherine David. Peintre du métissage, ce compagnon de route des surréalistes et du groupe CoBrA, disparu en 1982, devrait enfin obtenir la reconnaissance publique qu’il méritait.

Korea Now! Design, craft, mode et graphisme en Corée, au musée des Arts décoratifs, à partir du 19 septembre

Dans le cadre de l’année France-Corée, l’expo des Arts déco dresse un instantané de la création coréenne en matière de design, mode, graphisme et artisanat. Sept cent pièces de la main de 150 artistes, répartis dans tous les espaces d’expositions temporaires du musée vous épargneront un voyage à Séoul.

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Choi Byung-hoon, Afterimage © Choi Byung-hoon.

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