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A visiter : villa moderne Eileen Gray, vue de mer, nom de code E-1027

Marie-Charlotte Burat 8 septembre 2015

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La villa E-1027, cachée sur le Cap Martin, a ouvert cet été ses portes au public après rénovation. L’occasion de visiter la première œuvre architecturale d’Eileen Gray, artiste multi-facettes d’origine irlandaise qui a participé au renouvellement du modernisme architectural.

Villa TVue extérieure de la villa E-1027, Eileen Gray et Jean Badovici Architectes © Manuel Bougot.

En travaux depuis 2007, la villa fait depuis le 26 juin une pause pour accueillir des visiteurs par petits groupes, avant la suite du chantier à partir du 1er novembre. Située près de Monaco, au pied du Cap-Martin, sur la commune de Roquebrune, elle déploie son classicisme moderne entre mer et montagne, au milieu d’une végétation luxuriante et à proximité d’autres œuvres manifestes de l’architecture du XXe siècle.

Villa E-1027. Sous ce nom de code, une logique. E pour Eileen, 10 pour le J de Jean qui est la dixième lettre de l’alphabet, et ainsi de suite pour le B de Bodovici et le G de Gray.

On dirait le Sud

Et c’est peu dire ! Cette villa située sur le front méditerranéen donne une vue plongeante sur la mer. Accessible au détour d’un chemin sinueux qui fait le tour du cap Martin, elle se dresse, blanche et épurée, face à l’ouest et aux buildings ingrats de la principauté monégasque. À proximité se trouvent l’Etoile de mer, petit bistrot redécoré par Le Corbusier, le cabanon et des Unités de camping bâtis par l’architecte suisse, l’ensemble étant aujourd’hui géré par l’association Cap moderne. Bâtie entre 1926 et 1929 pour et avec la participation du compagnon d’Eileen Gray, Jean Badovici, cette villa reprend les caractéristiques types de l’architecture moderne. On y retrouve notamment les principes bien connus de son chef de file Le Corbusier : des pilotis, un toit plat et une large baie vitrée sur une façade libre. Sur deux niveaux s’articulent un atrium et un volume central avec séjour et chambre.

Architecte mais aussi décoratrice, Eileen Gray multiplie les statuts artistiques. Elle pratique le dessin, la peinture, la laque et la photographie. Se jouant des codes, elle alterne entre mobilier et immobilier et avance à contre courant du modernisme architectural. Dans la villa E-1027, on retrouve notamment un intérieur dont le but est d’être à la fois fonctionnel et confortable. Remeublé à partir des photographies d’origines, l’espace comprend aujourd’hui les célèbres fauteuils Bibendum incarnant sa propre conception du mouvement moderne, opposée à celle de son époque.

Dans un univers dominé par les hommes, la reconnaissance d’Eileen Gray comme architecte majeure fut particulièrement tardive. Ce n’est qu’en 2000 que la villa E-1027 recevra le label « Patrimoine du XXème siècle » et sera classée monument historique. Écrasée par la personnalité de Le Corbusier, dans une relation entre jalousie et admiration, ce poids la suivra toute sa carrière. Emprise que Le Corbusier renforça en prenant l’initiative, sans en parler à Eileen Gray ni à son compagnon, de peindre huit fresques hautes en couleur dans la maison.

 

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