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Quelques bonnes raisons de visiter Artorama, la plus estivale des foires d’art contemporain française

Céline Piettre 24 août 2015

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Si Marseille n’est peut-être pas devenu la Berlin française, comme le prédisaient il y a quelques années certains professionnels, la ville n’est pas dénuée d’atouts artistiques. Le salon d’art contemporain Artorama, créé en 2006, est l’un d’eux.  L’édition 2015 se tiendra du 28 au 30 août. On vous dit pourquoi on l’aime.

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Mathieu Mercier, Journal © Michèle Didier, Paris.

Son lieu

La Friche Belle de Mai, sa tour-panorama (érigée en 2013 pour les expositions), son street park (qui accueille des compétitions de skate-board) et sa terrasse-belvédère de 7000 m2 avec vue sur la rade de Marseille. Cette ancienne manufacture de tabac de la Seita contamine de son charme alternatif la foire d’art contemporain provinciale. Pour quelques euros de plus (3+2), on peut également visiter les cinq expositions de la rentrée 2015, notamment celle de l’artiste français Gilles Barbier et ses deux installations monumentales.

Son calendrier

Une foire en août, alors que beaucoup de galeries d’art n’ont pas rouvert leurs portes, quelle drôle d’idée ?! Et pourtant, Artorama fait généralement le plein (de collectionneurs et d’institutionnels, européens et locaux en grande majorité). Elle lance la saison de l’art contemporain (histoire de s’échauffer un peu avant la FIAC) dans une ambiance presque balnéaire, loin du crachin parisien du mois d’octobre.

Son tarif d’entrée

Trois euros, soit trois fois rien. Artorama remporte le podium de la foire d’art contemporain française la moins onéreuse — à titre de comparaison, il faut payer 40 euros pour la FIAC et 8 euros pour Art Up !, la Lilloise.  Pas besoin d’être un collectionneur assidu pour y flâner. Amateurs et vacanciers curieux sont les bienvenus.

Son format

Jonathan Swift aurait pu faire d’elle une allégorie. Son format mini (seulement une vingtaine d’exposants, 21 cette année) est l’un de ses traits de caractère, hautement revendiqué. Cette lilliputienne n’a pas vocation à devenir grande, convivialité oblige.  De quoi prendre le temps de visiter les stands (que les galeries invitées soignent particulièrement) et de s’informer sur les oeuvres et les artistes.

Son goût pour l’émergence

Un goût ou plutôt un engagement au côté de l’émergence. L’idéal pour découvrir de jeunes talents (Gabriel Pericàs chez PM8, Hugo Scibetta chez Levy Delval) et la scène artistique de la région PACA par le biais d’un artiste invité (Vincent Ceraudo en 2015) et du « Show Room », où l’on croise cette année Qingmei Yao, lauréate du Prix spécial du jury du Salon de Montrouge 2014. Etant donné le faible prix des stands (moins de 2000 euros), les galeries peuvent se permettre de prendre quelques risques, sans obsession du retour sur investissement.

Son cosmopolitisme

Seulement 20 galeries mais qui nous font voyager, de Paris (Antoine Levi, Emmanuel Hervé) à Bruxelles (Hopstreet), Genève (Laurence Bernard), Londres (Space in Between) et/ou Berlin (Neumeister Bar-Am). La foire s’offre même quelques destinations lointaines (la Kim Kim galerie de Séoul et la Martos Gallery de New York) et/ou atypiques (la galerie BARIL, débarquant tout droit de Cluj Napoca en Roumanie).

Le stand de la galerie Michèle Didier

Avant même que la foire ne commence, notre coup de cœur ira au stand de la galerie parisienne Michèle Didier consacré à l’érotisme. Au programme : les Dessins secrets d’Annette Messager, la collection de nus féminins de Mathieu Mercier (réunis en un journal) et les 1001 nuits + 1 jour de Yona Friedman. Passez également voir les oeuvres de Koenraad Dedobeleer chez Micheline Szwajcer et les sciences-fiction paysagères de Cécile Beau chez 22,48 m2.

Sa Platform

Comme chaque année, la foire dédie sa Platform à un artiste invité qui y présente une oeuvre de son choix. L’édition 2015 accueille Saâdane Afif et son projet Fountain, qui recense toutes les publications dans lesquelles se trouve une reproduction du célèbre urinoir de Marcel Duchamp.

Son soir de vernissage

Lancement des festivités : le 28 août à partir de 18h et jusqu’à 21h30. Un vernissage (de la foire et des expositions de la Friche belle de mai) accessible au public en entrée libre – fait rare. En prime, un dj set sera organisé sur le toit terrasse avec Bonnie Banane + Myth Sizer + L’Amateur. Pourquoi se priver ?

Infos pratiques : La Cartonnerie
 à la Friche la Belle de Mai
 à Marseille
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