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Paréidolie à Marseille : le salon qui réchauffe le dessin

Céline Piettre 24 août 2015

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Deuxième édition pour le salon du dessin contemporain marseillais, baptisé du doux nom de Paréidolie, cette illusion d’optique qui nous fait voir un visage dans un nuage. Au programme des réjouissances à partir du 29 août : traits tranchants ou moelleux et dessin vidéographique.

Héliotrope, le dessin contemporain tourne ses feuilles vers le soleil, en s’installant le temps d’un week-end, les 29-30 aoûts, à Marseille. Premier salon consacré exclusivement au médium en dehors de la capitale (qui compte déjà le très fréquenté Drawing Now), Pareidolie inaugure sa deuxième édition en même temps que la foire Artorama – histoire de profiter de l’afflux des collectionneurs dans la ville et de la météo clémente.

Cette année, onze galeries sont invitées. Une sélection (à 50% française) entièrement renouvelée par rapport à l’édition précédente, à l’exception de la Suisse Analix Forever. De Paris à Marseille, la recette ne change pas : des stands, des cartes blanches (à la galerie marocaine itinérante CulturesInterface, Méditerranée oblige) et une tentative de fédérer les lieux exposant le médium, du FRAC PACA au Musée des beaux-arts qui présente sa collection de dessins sous la houlette de l’artiste Gérard Traquandi. Côté nouveauté (prouvant ainsi que le salon est à l’écoute des tendances) : la création d’un espace de projection dédié au dessin vidéographique.

visuel-3Killoffer, Sans titre © Galerie Anne Barrault

Dessins aigres-doux

Sur les stands, aux côtés des cruautés figuratives de Julien Serve (Analix Forever), Jérôme Zonder (Eva Hober) et Killoffer (Galerie Anne Barrault) s’épanouissent les délices botaniques de Guillaume Dégé (Sémiose) et les visages informes aux contours dilués de Jean-Claude Ruggirello (Claudine Papillon).  Des coups de crayon familiers, valeurs sûres et séduisantes du dessin contemporain, déjà croisées dans les couloirs de Drawing Now. Ailleurs, chez Et Hall, le comics se laisse tenter par l’abstraction (Martin Vitaliti) et une grande dame de la poésie libanaise, Etel Adnan, expose ses croquis à la Gandy Gallery. On note la participation de la jeune galerie Until Then (fondée en 2014 par les anciens de la galerie Yvon Lambert) qui partage son stand avec Martine Aboucaya.

GS-2015-Dégé-R-fev-007Guillaume Dégé © Semiose

De taille humaine et sous bonne garde (avec la fondatrice de la belle revue Roven dans le comité de sélection), Pareidolie vient renforcer une offre marseillaise un peu entamée, ces dernières années, par la fermeture de plusieurs galeries d’art contemporain. On lui souhaite longue vie.

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