Votre action a été enregistrée avec succès !



LA NEWSLETTER

Festival A-Part, l’art contemporain en terre provençale

Céline Piettre 18 août 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Petite incartade artistique pour les vacanciers qui auraient choisi la Provence, avec le Festival d’art contemporain A-part (pour Provence/Alpilles/Art), accessible gratuitement jusqu’au 29 aôut 2015. Au programme de cette 6ème édition : le selfie. 

a-partTRégine Cirotteau, série «Les Régines», Régine et le Loup, 2003 © Régine Cirotteau – ADAGP

Né timidement en 2010, dans une Provence davantage tournée l’été vers la musique (avec le Festival d’art lyrique d’Aix et le Festival de piano de la Roque d’Anthéron) que vers les arts plastiques, le Festival A-part achèvera sa sixième édition le 29 août prochain. En cinq ans, la jeune manifestation d’art contemporain, initiée par la collectionneuse Leïla Voight et financée (entre autres) par la Fondation Hippocrène, a pris de la carrure. Elle s’est étoffée d’un site internet digne de ce nom et d’une identité visuelle plus soignée qu’à l’accoutumée — c’est monsieur Gérard Fromanger lui-même, chef de file de la figuration narrative française, qui signe depuis ses débuts l’affiche du festival.

Forte d’une thématique « vendeuse », on ne peut plus d’actualité : le selfie, l’édition 2015 accueillera une quarantaine d’artistes qui déclineront à leur manière la pratique de l’autoportrait et ses pérégrinations narcissiques et sociétales. Leur terrain de jeu : les Alpilles, d’est (les Baux-de-Provence) en ouest (Tarascon). Les œuvres investiront places, esplanades ou salles d’exposition. Au programme : des jeunes pousses à découvrir et quelques « vieilles branches » de l’art contemporain français : ce trublion de Pierrick Sorin (avec ses petits théâtres optiques) et cet énervé d’Olivier Blanckart, déguisé pour l’occasion en Gustave Courbet — artiste dont il avait revendiqué début 2015 le transfert des cendres au Panthéon. Tous deux se trouvent réunis dans une exposition à l’Hôtel de Manville (Baux-de-Provence), aux côtés de Laurent Pernot ou Agnès Thurnauer.

a-partT2Moi en Gustave Courbet, 2011 © Olivier Blanckart

L’art contemporain résiste-t-il à la chaleur ?

A-part, c’est d’abord un réseau d’acteurs locaux motivés qui bénéficient, d’édition en édition, du soutien d’artistes confirmés — Johan Creten, Jean-Pierre Bertrand en 2011, Mounir Fatmi et Orlan en 2015. Un festival toujours en quête d’une personnalité mais qui a la fougue de l’adolescence. Et le mérite d’être le seul à proposer en terres provençales (assaillies l’été par les touristes étrangers) un lieu de rencontres pour les artistes et une alternative à Van Gogh et à la culture taurine. On remarque cette année une collaboration avec l’École supérieure d’art et de design. Associé à des manifestations d’envergure (comme les Rencontres internationales de la photographie d’Arles) et doté d’une véritable direction artistique, il pourrait arriver à maturité. Détail non négligeable : le festival est entièrement gratuit.

Infos pratiques : du 17 juillet au 29 août 2015. Lieux et calendrier de l’édition 2015 du Festival A-part à consulter sur le site internet.

Cet article vous a intéressé ? Exponaute vous conseille Cap sur le SLACK, un nouveau festival d’art en plein air et Les artistes affrontent les éléments à la Pointe du raz.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE