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L’art du clip : 10 collaborations entre musiciens et artistes contemporains vol.2

Jéremy Billault 10 août 2015

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L’art contemporain a-t-il sa place dans l’industrie musicale ? Vous l’aurez remarqué, la question s’inverse. Dans le second volume de notre tour d’horizon des collaborations entre plasticiens, photographes et musiciens (Volume 1 ici), l’art contemporain embellit, toujours plus, la musique. Promo ou inspiration, coup de pub ou collaboration signifiante, à vous de juger la suite de notre top 10 orientée vers ceux qui, avant le musée, ciblent le web  et un public aussi large que possible. 

New Order et William Wegman : «Blue Monday»

Un homme et son chien. En 1988, le groupe New Order fait appel au photographe William Wegman, photographe célèbre, notamment, pour mettre en scène ses chiens. Et le clip ne sera pas une exception. Psychédélique, fascinant, la vidéo se concentre sur des dessins qui s’enchaînent au gré de la musique, des plans des membres du groupe et, bien sur, le chien, qui se balance comme si Blue Monday lui donnait vie. Globalement, les années 80.

Blur et Damien Hirst : Country House


Les 90’s dans toute leur splendeur. Blur rencontre le YBAs (Young British Artists), Damon Albarn qui a prouvé par la suite son attachement au rapport musique/image, rencontre un Damien Hirst au sommet de son art. Les années 90 donc, le groupe rassemblé autour d’un jeu de société dans lequel il se retrouve vite aspiré, des références à Benny Hill, Ernie et même, modeste, à Bohemian Rhapsody, le clip est efficace, un peu barré, et fonctionne grâce à l’état d’esprit commun  aux deux artistes. Le single est numéro 1 en Angleterre, la vidéo nommée, mais pas primée, aux Brit Awards 1996.

Xavier Veilhan et Tristesse Contemporaine


Allez, trichons un peu, Xavier Veilhan n’a pas tout à fait réalisé ce clip du groupe Tristesse Contemporaine. Tourné dans son atelier, le clip est pourtant bel et bien emprunt de son art, de son imaginaire. Si le clip est parfois présenté au musée, il est, cette fois-ci, tourné au cœur de l’art contemporain, de sa conception. Les sculptures entreposées agissent avant d’être exposées au grand public, en tant que décor d’atelier plus qu’en tant qu’œuvres finies, le résultat est prenant.

Pharell Williams et Takashi Murakami : «It Girl»


Difficile de passer à côté, tant au niveau du buzz qu’au niveau des couleurs. Fort d’un succès dont on vous épargnera le titre (restons concentrés), Pharell Williams s’est octroyé fin 2014 les services du plasticien connu dans le monde entier pour un clip qui pique un peu les yeux, gorgé de références à la pop culture japonaise. Pharell devient le personnage d’un jeu vidéo old-school dont l’aventure est entrecoupée de références à la culture manga, la vidéo colle au morceau, pourquoi pas. S’il n’est pas vraiment conçu pour être exposé, le clip de « it girl » pourrait avoir sa place dans un musée. Plus précisément dans le musée de Brooklyn et dans son exposition Sacred/savage young mind !!!!!, qui présente les salles d’arcades comme un culte religieux.

Natas loves you et Larry Clarke : «Got to Belong»


Pour un premier album, cela s’appelle frapper un grand coup. Dans le désert texan, le groupe Natas Loves You a bénéficié du talent de Larry Clarke pour un clip très esthétique, un clip de photographe. Pas d’extravagance scénaristique, simplement une bande de jeunes comme Larry Clarke les aime qui chante, qui sourit, qui danse, cheveux au vent sous une lumière éclatante. Quelques semaines après Pharell Williams, Nats Loves You et Larry Clark, loin du pop art, sont l’art de la pop.

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