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Andy Warhol : face underground du mainstream

Marie-Charlotte Burat 5 août 2015

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D’Andy Warhol on connait les peintures Pop, allant de Marylin Monroe aux conserves Campbell’s Soup. On connait la face médiatique d’un artiste mainstream des années 1960. Mais c’est désormais son intimité que le Centre Pompidou Metz nous invite à découvrir jusqu’au 23 novembre.

Warhol T 2© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015

I’m Waiting for Andy

Warhol underground, une exposition qui oublie l’aspect public pour se consacrer à l’intime. A travers une série de portraits de l’artiste en noir et blanc, on quitte définitivement le pop de l’art.

Artiste pluridisciplinaire, Warhol passe d’un art à un autre avec dextérité quand le besoin de changer de mode d’expression se fait ressentir. Il s’écarte par moment de la pratique picturale. Attiré davantage par la musique et le cinéma (et même les claquettes) sa rencontre avec le groupe Velvet Underground nourrit la suite de son œuvre. En 1965 il deviendra leur producteur. A la clef, le succès légendaire du groupe qu’on connait, grâce à leur premier album : The Velvet Underground & Nico, produit dans le studio d’enregistrement de Warhol et paru en 1967.

Warhol T 1© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015

Warhol academy

Avec son atelier d’artistes, «Factory»  (ou Silver Factory) qu’il établit en 1964, Warhol crée un espace protéiforme, archétype du spectacle multimédia. Du studio de tournage pour ses films avant-gardistes au studio d’enregistrement, en passant par la galerie d’exposition ou la salle de projection et de concerts, tout y est. Ce lieu est aussi le théâtre d’une vie mondaine New-Yorkaise qui cultive l’art de l’underground. Telle une usine à stars, l’atelier voit passer toute la scène émergente des artistes New-Yorkais, façonnés par les mains de Warhol dont Nico (qui a collaboré avec Velvet Underground), Ultra Violet, Joe Dallesandro… Basquiat, dans une autre mesure et bien des années après, en 1980, bénéficiera aussi de l’aura de Warhol et fût reconnu notamment grâce à son aide. Les murs de la Silver Factory sont peints de couleur argentée, d’où son surnom, et forment un miroir géant. Une manière d’interroger une fois encore la production des images, des icônes, ou des superstars propres à l’univers de Warhol.

Warhol T 5© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015

I’ll Be Your Mirror

Artiste commercial au départ, par ses débuts dans la publicité, il se transforme en «artiste d’affaire». Ayant compris très vite le système d’une société américaine, poussée par la consommation de masse, il la stigmatise dans son art par la standardisation mais aussi dans sa vie. Tout n’est qu’une histoire d’apparence pour lui, une surface. Mais à travers cette série de portraits, on dépasse le vernis mondain pour le redécouvrir en chair et en os et non pas en plastique, lui qui l’aimait tant.

essaie© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015

Warhol T 4© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / ADAGP, Paris 2015

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