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Marché de l’art : La Chine perd sa place de leader et la France se noie davantage

Marie-Charlotte Burat 3 août 2015

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Le rapport semestriel d’Artprice (leader mondial de l’information sur le marché de l’art) est tombé ce dimanche 2 août et révèle des renversements de situation. Au niveau du classement, la Chine s’efface au profit des Etats-Unis, le Royaume-Unis n’est pas loin et la France ne perce pas.

christies TVente des « femmes d’Alger » de Picasso chez Christie’s à New York (11 mai 2015) © AP / SIPA

La Chine, encore leader l’année passée sur le marché de l’art avec un produit des ventes de 5,66 milliards de dollars, se fait détrôner par les Etats-Unis, qui amorçaient déjà une progression spectaculaire en 2014.

Cette chute chinoise dans le classement peut s’expliquer à quatre niveaux selon l’étude Artprice : les mesures anti-corruption qui rendent les investisseurs très prudents ; les récents événements boursiers, freinant la croissance ; la spéculation accrue entre 2006 et 2008 qui pousse les acheteurs vers des œuvres moins risquées ; et le fait que la Chine fonctionne principalement avec son marché intérieur.

Face à la Chine, les Etats-Unis ont profité d’un dollars fort ainsi que d’un développement du marché haut de gamme à New-York.On remarque que ses prix de produits de ventes aux enchères augmentent plus vite que la rotation des lots. C’est l’annonce d’une maturité du Marché de l’art engagée en Occident, avec une moyenne des prix pour des lots d’objets d’art (ou Fine Art) qui passe de 29000 à 34000 dollars. Une croissance occidentale portée par deux protagonistes du marché de l’art : les Etats-Unis et le Royaume Unis (ce dernier rattrapant la Chine).

La France loin derrière

La France fait pâle figure face à ces acteurs internationaux. Toujours en baisse, elle ne représente que 3% des produits des ventes aux enchères de Fine Art (là où les Etats-Unis sont à 38%, La Chine à 26% et l’Angleterre à 25%). Elle qui affichait des records de chiffre d’affaires en 1950 avec Ader (commissaire-priseur français), à la mesure de Sotheby’s et Christie’s, la voilà sur le banc de touche depuis la crise de 2009.

« Le produit des ventes publiques de Fine Art organisées sur l’ensemble du pays s’élève à 243000 dollars seulement. C’est 16 % de moins que lors de l’exercice précédent, et la moitié du résultat de 2009 ! » nous explique Artprice dans leur rapport. La France parvient tout de même à survivre avec des petits et moyens collectionneurs, mais aussi grâce à la Chine. Ce sont les œuvres franco-chinoises (artistes chinois ayant vécu en France : Zoa Wou-Ki et San Yu) qui remportent les plus grands succès de ventes aux enchères en France.

Enfin, ces bouleversements généraux sur le marché de l’art doivent être compris à la lumière de deux facteurs. Premièrement les « digitales natives » qui assurent la pérennité du marché de l’art avec une hausse notable des ventes sur internet. Deuxièmement, l’industrialisation du secteur muséal (musées, fondations, centres d’art…) qui acquiert 22% des œuvres adjugées à plus de 50.000 dollars selon une étude Artprice.

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