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A quoi ressemble un collectionneur français aujourd’hui ?

Marie-Charlotte Burat 3 août 2015

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Ils sortent de plus en plus de l’ombre, et ne cessent de croître et d’influencer le monde de l’art contemporain. J’ai nommé, les collectionneurs. Alors que le journal les Echos s’est penché sur le profil type du collectionneur français d’aujourd’hui à partir d’une étude du ministère de la Culture, Le Monde voit plus large et compare ces protagonistes à l’échelle internationale via le site Larry’s List (recensant les plus riches collectionneurs).

Collectionneur T© Getty images

En France, le collectionneur apparaît comme un homme de plus de cinquante ans, diplômé de niveau supérieur et résidant à plus de 47% en Île-de-France. Le rapport du site Larry’s List confirme cette tendance globale à l’étranger, insistant sur l’importance des grandes métropoles comme lieux de résidence telles que New-York en première place (9% des collectionneurs y résident), suivi de Londres, (6%) et Sao Paulo (3%). Concernant la France, ce spécimen urbain, passionné d’art, a acquis sa première pièce de collection (une peinture pour 90% des collectionneurs, qui constituera par la suite plus de 90% de la collection) entre vingt et trente ans et s’investit dans l’écosystème du marché de l’art. Il intervient à différentes étapes (assistance, production, diffusion) et aux côtés des divers acteurs (artistes, galeries, musées, centres d’art).

Les Echos nous rassure quant à l’implication du collectionneur français, expliquant qu’il aime à rencontrer et échanger avec les artistes avant d’acquérir leurs œuvres afin de les comprendre. Cette pratique, qui tient presque pour certains du managérat, prend, pour un tiers d’entre-eux, la majorité de leur temps. Mais bien sûr, le collectionneur a beau faire référence à ses premiers émois devant les tableaux ayant révélé sa future passion, Les Echos nous confirme que sa position tient fortement du contexte familial.

I Make Monet Like Claude Money

Koons T© Getty images

Au niveau financier, on ne s’y trompera pas, le français est petit joueur face à ses homologues internationaux. En France, le budget consacré à la collection varie selon chaque profil, mais de façon commune, cette activité représente pour ¾ d’entre eux, un mois de salaire. La part financière accordée à cette pratique fluctue donc entre 5000€ par an à 50000€, selon l’étude du ministère. En comptant l’étranger, la donne est toute autre. Le budget s’établie en centaines de milliers d’euros pour 8000 à 10000 des collectionneurs internationaux d’après Le Monde. Le New-York Time résume cette idée par la formule : « Apprendre que le boom actuel du marché de l’art se base sur les dépenses de seulement 0,07 % des personnes qui peuvent se le permettre donne à réfléchir ».

Il n’y a pas que l’amour qui compte en art, et la spéculation s’impose chaque année davantage. Selon Le Monde, les Etats-Unis mènent la danse avec des collectionneurs qui ouvrent leurs propres espaces d’expositions et prennent un rôle croissant dans les musées, et peuvent ainsi dicter leurs goûts et leurs tendances. En France, on peut espérer que les petits et moyens collectionneurs mènent vers une autre dynamique, valorisant la diversité et la découverte des artistes émergents. Les motivations des collectionneurs que distingue l’étude du Ministère de la culture sont a considérer interdépendamment les unes des autres. L’engagement altruiste et l’enjeu esthétique et culturel des collectionneurs doivent se comprendre également à travers le spectre des enjeux économiques, et surtout des pratiques ostentatoires dû au effet de mode et de snobisme.

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