Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_3 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_4 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou - PARIS

LA NEWSLETTER

L’artiste Abraham Poincheval campe dans une bouteille en Camargue

Céline Piettre 31 juillet 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Echoué sur une plage de Camargue (jusqu’au 2 août) avant son grand voyage le long du Rhône, l’artiste Abraham Poincheval entame un nouveau défi artistique, à rebours de nos « conforts modernes ». 

poinchevalTAbraham Poincheval, Bouteille, Festival les Envies Rhônements en Camargue, du 30 juillet au 2 août 2015 © Jean E. Roché/les Envies Rhônements

Depuis qu’il œuvre en solo sans son complice Laurent Tixador, l’artiste français Abraham Poincheval ne recule devant aucun exploit. Après avoir passé plus d’une semaine dans le ventre d’un ours au musée de la Chasse et de la Nature à Paris, quelques jours enterré devant la mairie de Tours ou perché sur un mât exposé aux vents bretons (dans le cadre de La Rhétorique des marées), le voilà prisonnier d’une bouteille de 6 mètres de long en Camargue. Du 30 juillet au 2 août, il sera possible de lui faire une petite visite et même un brin de causette sur la plage Napoléon à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Cuisine, lit (de camp), toilettes (sèches) et pare-soleil, son habitacle comprend tout le confort moderne, ou presque. Il lui permettra de vivre en autarcie pendant le temps que durera le festival Envies Rhônements, ainsi qu’à l’occasion de son périple futur : la remontée du Rhône à contre-courant jusqu’à Genève. D’ici à l’arrivée prévue en 2016, l’artiste squattera berges et jardins sous l’œil d’une caméra et au rythme de deux conversations quotidiennes via Skype, retransmises en direct au Frac PACA à Marseille.

bouteille.Croquis d’installation de la bouteille © A. Poincheval

Robinsonnades

On connaît les mantras d’Abraham Poincheval : l’enfermement est un voyage ; les conditions extrêmes la voie d’une rencontre avec soi-même (dans la tradition orientale de l’ascétisme) ; l’entêtement et l’absurdité une garantie poétique. Cette fois, l’ermite joue les Robinsons. Et son défi prend le goût d’une aventure en haute mer, entre fantasme de l’île déserte et message de détresse dérivant au gré des vagues. Mais Abraham Poincheval n’a pas réussi à se priver totalement de sociabilité (les moines stylites, eux, sur leurs colonnes, ne croisaient pas grand monde) et de visibilité (impossible d’échapper aux regards dans sa boite transparente). Petit clin d’œil aux mirages télévisuels de KohLanta autant qu’aux utopies d’un Jules Verne ? Espérons que Poincheval garde, lui, la tête froide et ne fasse pas les frais du buzz. Dont les lois sont parfois sauvages.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE