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Des lettres de Frida Khalo dévoilées à Mexico

Marie-Charlotte Burat 31 juillet 2015

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Icône de la femme forte et fière, Frida Kahlo ne fut reconnue comme artiste qu’après sa mort. L’exposition « Échos d’encre et de papier. De l’intimité de Frida Kahlo » au Mexique, nous plonge dans les méandres de sa vie privée par l’intermédiaire de ses différentes correspondances épistolaires qui y sont présentées. Frida T

En plein cœur du quartier de San Angel à Mexico se situe la maison-atelier de Diego Rivera, éternelle moitié de Frida Kahlo. C’est dans ce bijou architectural conçu par l’architecte Juan O’Gorman que se tient l’exposition. Le portrait d’une vie, à travers quatre-vingt-sept objets appartenant à Frida Kahlo, des lettres aux photographies ainsi que d’autres documents et effets personnels. Un événement organisé par Cristina Kahlo, la cousine de l’artiste.

Le combat d’une vie

Cette combattante de la révolution mexicaine, mais aussi de la vie, s’éteindra à 47 ans à peine en 1954 après une existence tumultueuse. Dans ses lettres, on retrouve le détail de toutes les épreuves auxquelles elle a dû faire face. Une première correspondance aborde ses doutes quant au fait d’avorter au non. Elle révèle un visage fragile qu’on ne lui connaissait pas, elle qui paraissait inébranlable. « Je ne suis pas forte et la grossesse m’affaiblira encore davantage» peut-on lire dans une lettre. C’est avec son ami médecin, Leo Eloesser, qu’elle échangera beaucoup sur le sujet, avant de finalement perdre l’enfant. Evénement qui la terrassera, «J’espérais tellement avoir un petit Diego que j’ai beaucoup pleuré » écrit-elle à son ami.

Durant le reste de sa vie, elle dut faire face à son divorce avec Diego Rivera, à la maladie, aux problèmes d’argent et à sa jalousie extrême envers ses amants, notamment Nickolas Muray. «Envoie-moi par la poste le petit coussin, je ne veux que personne d’autre l’ait» lui dit-elle en 1939 lorsqu’il se remarie. L’enchaînement des lettres de Frida avec ses correspondants (sa sœur Matilde, ses amis et ses amants) forme une histoire. Elle explique dans une première lettre à Dolores del Rio, célèbre actrice mexicaine habitant à Los Angeles, avoir besoin d’argent, et l’informe dans une seconde lettre qu’elle ne peut toujours pas payer. Des lettres, témoins de son histoire qui, dans le prolongement de ses peintures, traitent de sa réalité.

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