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Accusé d’être un criminel, Ai Weiwei sera privé de visa britannique

exponaute 30 juillet 2015

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Quelques jours après avoir récupéré son passeport, Ai Weiwei a reçu une lettre de l’ambassade britannique de Pékin lui refusant un visa pour le Royaume-Uni. En septembre, une exposition lui sera consacrée à la Royal Academy of Arts mais l’artiste pourrait ne pas pouvoir s’y rendre.

Il n’est toujours pas tiré d’affaire. Ai Weiwei, qui a retrouvé son passeport confisqué par la Chine pendant quatre ans, ne pourra pas voyager là ou bon lui semble. En tout cas pas en Angleterre. Alors qu’une grande exposition va lui être consacrée à la Royal Academy of Art de Londres en septembre, l’artiste chinois s’est vu refuser un visa de six mois par les autorités britanniques pour un motif étrange.

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La lettre postée par Ai Weiwei sur son compte Instagram

Esprit criminel

Ai Weiwei serait un criminel. Selon la lettre qu’il a reçue et immédiatement publiée : « Le fait que vous ayez été condamné en Chine est de notoriété publique et vous ne l’avez pas déclaré. ». Cette lettre fait référence à la période de 81 jours pendant laquelle Ai Weiwei l’artiste qui, depuis 25 ans, défie la Chine a été placé en détention après avoir été arrêté en compagnie d’activistes menaçant le régime en place. Cette détention n’a jamais abouti sur une quelconque condamnation, ni même à un procès. Ai Weiwei est donc un criminel sans crime.

Sans titre

Ai Weiwei et son passeport retrouvé

Parler à une muraille

Depuis cette lettre, Ai Weiwei a essayé de joindre le département de l’immigration à l’ambassade britannique de Pékin. Le résultat est le même, on insiste sur le jugement sans trop d’explications et on ne lui propose qu’un visa d’une vingtaine de jours. Après avoir retrouvé son passeport, Ai Weiwei s’est envolé pour l’Allemagne (avec un visa accepté pour les 26 pays de l’espace Schengen dont ne fait pas partie le Royaume-Uni).

Contacté par The Guardian, Joshua Rosenzweig, expert en matière de droits de l’homme, s’étonne de cette décision : « S’ils parlent de ce qui s’est passé en 2011, je ne vois pas comment cela peut être considéré comme une condamnation criminelle. ». Ai Weiwei n’est donc pas totalement libre, il n’est pas un citoyen comme les autres. Malgré tout, ses œuvres, elles, seront à Londres en septembre prochain.

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