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Écoute voir : ce qu’il ne fallait pas manquer ce mois-ci

Marie-Charlotte Burat 27 juillet 2015

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L’art, ça n’est pas que dans les musées et les livres, c’est aussi sur Internet. Exponaute vous a réservé une petite sélection du web de ce mois de juillet. Au programme : un art, celui de la rue, un artiste, Robert Delaunay (et sa rencontre avec Klee, Macke et Marc), et une œuvre, la Mer de glace de Caspar David Friedrich. Un tour d’horizon qui va de la conférence à l’émission tv en passant par la radio.

Le street art, de la rue aux musées

Pour commencer, on retourne sur les bancs de la fac. L’université de Toulon a reçu en avril le maître de conférences en philosophie et histoire des sciences, Christian Gerini. France culture rediffuse l’événement sur son site. Une conférence qui introduit le street art et pose la question de son rapport aux musées. Une heure et quinze minutes qui nous gardent en haleine par la multitude d’interrogations soulevées. Notre intervenant se réfère aussi bien aux photographies de graffitis de Brassai qu’aux mosaïques d’Invader, sans oublier le mur de Berlin devenu un emblème de street art engagé. Le spécialiste nous fait découvrir sa passion à travers une pensée détaillée soutenue d’un parcours en images.

 

 Klee, Macke, Marc et Delaunay. Dans l’ivresse des couleurs

Dans les sombres années d’avant-guerre, une poignée de d’artistes se réunirent et générèrent un tourbillon de lumière. Nous sommes au début du XXème siècle, Paul Klee, August Macke et Franz Marc rencontrent Robert Delaunay, chef de file de l’art abstrait, et inondent ensemble le monde de l’art de leurs couleurs éclatantes. Arte présente ici une histoire d’amitié entre quatre artistes et deux pays. Le groupe Der Blaue Reiter allemand se passionne pour l’artiste parisien dont ils vont s’inspirer. Ensemble, ces rebelles du conservatisme vont devenir des figures de l’avant-garde internationale. De leurs échanges épistolaires franco-allemands et de leurs retrouvailles à l’atelier de Delaunay en 1912 naîtra de nombreuses réflexions sur la théorie artistique, les formes et le chromatisme. Malheureusement, cette amitié sera de courte durée, de 1911 à 1914, la guerre ayant ôté la vie de Marc et Macke.

La Mer de glace de Caspar David Friedrich

Un peu de romantisme pour finir cette sélection du web. On s’attarde alors sur l’œuvre de Caspar David Friedrich, La Mer de glace. « Le peintre ne doit pas seulement peindre ce qu’il voit devant lui mais aussi ce qu’il voit en lui-même ». Voilà l’expression par laquellee se définit Friedrich en tant que peintre. On comprend qu’il se reconnaît dans la définition baudelairienne du paysage comme projection de l’âme. L’émission Les regardeurs de France culture se propose de nous faire l’étude détaillée de cette huile sur toile datée de 1824. Le sculpteur David d’Angers est un des regardeurs du jour, ayant rencontré Friedrich dans son atelier en 1834. C’est de cette rencontre que restera l’expression de tragédie du paysage, qu’a utilisé David d’Angers pour parler du nouveau genre développé par Friedrich. Il remarqua dans la construction de ce paysage, une portée symbolique qui tient du rêve. Une absence d’assise stable pour le regard qui donne au spectateur l’impression de voler, comme suspendu dans les airs. Cette toile montre les capacités d’un maître qui peut exprimer des choses sublimes avec les éléments les plus simples. Pour discuter de ce talent et de cette oeuvre, Les regardeurs reçoivent deux invités qualifiés : Olivier Schefer, spécialiste du romantisme allemand, maître de conférences en esthétique et de philosophie à l’Université Paris 1 ainsi que l’artiste plasticien Stéphane Thidet.

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Caspar David Friedrich, Mer de glace

 

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