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A Fukushima, une exposition s’installe dans les zones radioactives

exponaute 24 juillet 2015

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A Fukushima, dans les zones restées radioactives, un groupe d’artistes a décidé d’installer une série d’œuvres loin du public. L’exposition intitulée « Don’t Follow the Wind » se tiendra jusqu’à ce que la zone soit accessible. Une période qui pourrait être très longue.

A Fukushima, au cœur des zones désertes et radioactives évacuées depuis le séisme de 2011, une exposition. Trois sites contaminés (une maison, un entrepôt et une ferme) ont été investis par des œuvres d’art particulières, invisibles, car impossibles à voir sans s’exposer aux radiations. Ces œuvres, elles sont signées par les plus grands : Ai Wei Wei (qui vient de retrouver son passeport et sa liberté), Taryn Simon, l’artiste japonnais Kota Takeuchi ou encore Trevor Paglen.  En collaboration avec d’anciens habitants de Fukushima le collectif a voulu créer un espace unique et conceptuel, hors de la civilisation. Si le gouvernement japonnais vient d’annoncer la levée de l’ordre d’évacuation pour mars 2017 dans les zones alentours, les zones les plus touchées, où se situent les œuvres, n’en sont pas encore là.

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Inaccessible

« On ne sait pas combien de temps il faudra pour que le site soit enfin accessible, avoue le commissaire de l’exposition Kenji Kubota, peut-être trois ans, dix ans, plusieurs décennies voire au-delà de nos vies. Cela nous conduit à réfléchir notre rapport avec l’art, l’environnement et le temps lui-même. »

Pour installer les œuvres, plusieurs artistes ont fait le déplacement, ils sont aujourd’hui les seuls à avoir pu admirer le résultat. Parmi eux, l’artiste Eva Mattes qui explique: « Nous portions tous des combinaisons, des gants et des masques. Cela protège seulement de la poussière radioactive, les radiations, elles, traversent les corps. On ne peut pas les voir, les sentir, les entendre. » Comme on ne pourra voir, entendre, sentir, les œuvres exposées.

Le vide, l’inaccessible, voilà probablement le cœur de cette exposition fantôme qui interroge en parallèle le rôle de l’oeuvre elle-même et son accomplissement alors qu’elle est privée de destinataire.

Descriptions, impressions et données

Dès le 19 septembre, au musée Watari de Tokyo, il sera possible d’accéder à certaines œuvres installées à Fukushima via des « Descriptions, impressions et données », composées de réactions d’anciens habitants, dans un centre des « non-visiteurs ». En attendant de pouvoir accéder pour de bon à ce site meurtri.

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