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« Germoney » : quand les artistes allemands soutiennent la Grèce à la Biennale de Venise

Jéremy Billault 22 juillet 2015

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Au cours de la 56ème Biennale de Venise, un collectif d’artistes allemands a décidé de remplacer son drapeau par un drapeau grec marqué de l’inscription : «Germoney». Une façon de protester contre la politique d’austérité qui n’est pas une première dans l’histoire de l’événement.

Sur le pavillon allemand de la Biennale de Venise, un drapeau. Un drapeau bleu et blanc, rien à voir avec le noir, rouge jaune, un drapeau grec, rien à voir avec le drapeau allemand, et une inscription : Germoney. Germoney, c’est à la fois un soutien et une marque de protestation. Soutien à la Grèce, qui doit faire face à une politique d’austérité motivée par le gouvernement allemand et dont la culture doit se battre pour continuer d’exister.

« Nous voulons montrer que nous sommes solidaires avec le peuple grec et avec tous ceux qui souffrent face à l’austérité, a déclaré l’artiste Hito Steyerl, initiatrice de l’action avec les trois autres artistes exposants dans le pavillon allemand. En tant qu’artistes, nous demandons la fin de l’austérité pour la santé, la culture et l’éducation alors que les fonds publics ont l’air sans limites quand il s’agit du financement des banques.»

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Photo : Hito Steyerl

L’effet pavillon

A Venise, ce n’est pas la première fois que la biennale est le théâtre de protestations politiques. Et déjà, la Grèce était en cause. En 2011, le collectif Anonymous avait remplacé le nom du pays inscrit sur le pavillon grec par « Sold Out » (vendu), la Grèce étant à leurs yeux vendue au FMI. Cette fois-ci, l’action est plus symbolique, c’est leur propre drapeau que les artistes allemands ont remplacé. Pour la petite histoire, quand les artistes en question se sont adressés au pavillon grec pour emprunter un drapeau, ils sont repartis les mains vides. La Grèce n’en avait pas. Sacrée austérité.

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