Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_une_favori
expo_cercle_1 CY TWOMBLY

30/11/2016 > 24/04/2017

Centre Pompidou

- PARIS

expo_cercle_3 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_4 VIVRE !

18/10/2016 > 08/01/2017

Musée de l'histoire de l'immigration - PARIS

LA NEWSLETTER

L’homme de Néandertal est à la mode cet été

Marie-Charlotte Burat 20 juillet 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Pour une espèce disparue depuis 40 000 ans, l’homme de Néandertal est bien présent dans l’actualité de cet été. Après un passage à Lille, l’exposition, « Néandertal l’Européen » a lieu jusqu’au 8 novembre au Musée de la préhistoire de Nemours, en Île-de-France. Située à une heure de Paris, elle se déroule en parallèle de deux expositions portant sur le même thème, une à Caen et une autre à proximité de Vayrac dans la Dordogne.

Néandertal TReconstitution d’un Neandertal par l’atelier Daynès, © Musée de la préhistoire de Némours

A travers l’exposition « Néandertal l’Européen », le musée de la préhistoire de Nemours nous dresse le portrait d’un Néandertalien plus moderne que jamais.

Le cousin de l’homme moderne

Nous remontons les époques jusqu’en 1885, premières découvertes de l’espèce, pour établir le bilan des connaissances acquises sur le sujet. Aux côtés de nombreux squelettes, moulages et objets entourant cet homme de Néandertal on retrace son histoire. Ces trouvailles sont le résultat de fouilles préventives et programmées partout en Europe, notamment en France en Dordogne, en Normandie et en Île-de-France, ainsi qu’en Belgique. Elles nous renseignent sur sa manière de vivre, son contexte climatique et sa disparition.

Plus que son récit, c’est surtout l’image que l’on se fait de cet individu qui est mise en lumière. L’exposition retrace l’historique des représentations du Néandertalien. Années après années, découvertes après découvertes, notre perception de cet être préhistorique évolue. Loin d’être assimilé à un physique de singe, on le voit désormais avec des traits plus humanisés. Les récentes fouilles sont présentées au sein du parcours et expliquent ce changement continue de perception. La reproduction hyperréaliste du XXème siècle d’Elisabeth Daynès qui est exposée, illustre cette évolution. Devant cette sculpture, on est face à un corps, à un visage qui transpire la modernité. L’objectif de cette paléo-artiste, habituée des travaux de reconstitution faciale, est de retranscrire la capacité de parler de cet homme, sa pensée conceptuelle, ses facultés de sociabilisation qui le rapproche beaucoup de nous. Cette espèce, qui nous a transmis 4% de notre ADN devient alors plus familier de l’Homo-sapiens. On peut parler d’un « frère qui a disparu il y a 40 000 ans » comme le dit Jean-Luc Rieu, attaché de conservation du patrimoine du musée de la préhistoire d’Île-de-France.

Alors que l’exposition à Caen met en valeur les découvertes concernant les hommes de Néandertal de leur région, celle en Dordogne se concentre davantage sur la science des empreintes, seules images réelles que nous ayons des hommes de la préhistoire. Trois expositions, trois façons différentes d’appréhender notre histoire originelle.

Cet article vous a intéressé ? Exponaute vous conseille Onze personnages de l’Antiquité reprennent vie à Arles.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE