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L’été 2015 en dix expositions dépaysantes

Céline Piettre 20 juillet 2015

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Envie de changer d’air ? Dix expositions à voir tout l’été en France (et à proximité de ses frontières) qui prouvent la force dépaysante de l’art. 

Nature et sentiments à Ornans

Une exposition sur la « sensation de la nature » — on doit l’expression à Cézanne — qui réunit des toiles pionnières de Courbet, les « impressions » de Monet, les « vibrations » de Nicolas de Stael et l’abstraction magnétique de Hans Artung (qui peignait avec une branche de genêt). L’accrochage sera constitué d’une cinquantaine de pièces au total. Un nombre conséquent pour le petit Musée Courbet d’Ornans (Doubs), ouvert il y a quatre ans dans la maison natale du peintre. L’opportunité d’y admirer le majestueux Chêne de Flagey de Courbet (acquis par souscription publique) et de prolonger la visite d’une promenade sur l’un des sentiers de randonnées consacrés au peintre.

Infos pratiques : « Sensations de nature », Musée Gustave Courbet d’Ornans, jusqu’au 12 octobre 2015.

disexposT1Alexandre Séon, La Mer, la houle, vers 1903, Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole © photo Yves Bresson

Paysages oniriques à Quimper 

Double dose de dépaysement au Musée des beaux-arts de Quimper qui expose Alexandre Séon, un peintre symboliste (1855-1917)  ignoré des cimaises, élève de Puvis de Chavannes et ami de Seurat. Tous les étés, cet amateur de « beautés idéales » séjourne dans l’île de Bréhat, en Bretagne. Le site lui inspire des paysages désertés de figures humaines, mystérieux et intemporels. Un monde « à sa genèse », dont on retiendra les superbes étendues bleutées, marines silencieuses desquelles émergent, telles des apparitions, des blocs de roches ocres et roses.

Infos pratiques « Alexandre Séon (1855-1917), la beauté idéale », Musée des beaux-arts de Quimper, jusqu’au 28 septembre 2015.

Rêveries autour du Facteur Cheval

Nombreux sont les touristes qui se pressent en toute saison à Hauterives, ce petit village de la Drôme abritant le Palais idéal du Facteur Cheval. Cette cathédrale biscornue qu’aurait pu rêver Gaudi lui-même, a été construite jour après jour, pierre après pierre, par ce gars du cru (né en 1836), traité de fou par ses voisins puis de pionnier de l’art brut par Jean Dubuffet. Cet été, le site (élevé dans le jardin dudit facteur et de son épouse) propose une exposition-hommage à l’architecte autodidacte. Orchestré par deux collectionneurs privés : Bruno Decharme et le fondateur de la Maison rouge Antoine de Galbert, l’accrochage d’une centaine de pièces mélange art brut (le peintre spirite Augustin Lesage) et art contemporain, montagnes de confettis (Stéphane Thidet) et amoncellements fantasmagoriques de céramique (Elsa Sahal).

Infos pratiques : « Elévations », Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives (26), jusqu’au 30 août 2015.

Canaletto replonge à Aix

Jamais deux sans trois. Après les expositions consacrées par les musées Jacquemart-André et Maillol à Giovanni Antonio Canal (1697-1768), plus connu sous le nom de Canaletto, Aix nous en offre une dose supplémentaire. Ce nouvel accrochage n’est pourtant pas sans intérêts car il présente, en plus des vedutas vénitiennes typiques du peintre, ses vues de Rome et d’Angleterre. Et qu’il reste une occasion de visiter le nouvel Hôtel de Caumont, bâtiment du XVIIIème siècle restauré en centre d’art et ouvert au public depuis le 6 mai dernier. L’ensemble est « emballé » avec musique et parcours multimédia, peut-être pas du goût de tous… Les fans de le sieur Canal, eux, seront comblés.

Infos pratiques : « Canaletto, Rome, Londres, Venise. Le Triomphe de la lumière », Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence, jusqu’au 13 septembre.

disexposT2Raoul Dufy, La Baie des Anges à Nice, 1927, dépôt du MNAM (musée national d’art moderne), Paris, au Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice © ADAGP, Paris 2015 ; Photo Muriel Anssens, Ville de Nice

Dufy a le pied marin à Nice

Raoul Dufy, ce peintre de la « couleur-lumière », a plus de cinquante ans lorsqu’il séjourne pour la première fois à Nice, la ville natale de sa femme Emilienne. Il y développera son « style Côte d’Azur » (peintures et tissus ornés de poissons, baigneuses, palmiers, vagues, casino, coquilles). Parmi la centaine d’oeuvres exposées au musée des beaux-arts, on retrouve les séries prenant pour motif la Promenade des anglais et ses « fenêtres ouvertes », inspirées de Matisse. Une bouffée d’été et de couleurs, agrémentée de jolis prêts (du MOMA de New York notamment). A compléter avec la visite du cimetière de Cimiez, où Raoul Dufy (et Matisse) sont discrètement enterrés.

Infos pratiques : « Raoul Dufy, la promenade comme motif », Musée des beaux-arts de Nice, jusqu’au 4 octobre 2015.

Retour vers le futur à Marseille

Exposition généreuse où s’entrechoquent courants, styles et médiums autour d’un thème pour le moins générique : le futur. Ou comment les artistes (du XXème et du XXIème siècle) se sont nourris de la science, de la science-fiction et de l’astronomie. Trois thématiques (Metropolis, La guerre des Mondes, et L’odyssée de l’espace), quelques hors-sujets du côté des super-héros et la planète « respirante » de Bruno Peinado. L’occasion d’en prendre plein les yeux avec de grands noms de l’art moderne (Georgia O’Keeffe, Miro, Calder, Max Ernst) et de découvrir (pour les touristes de passage) ce magnifique édifice qu’est la Vieille Charité, ancien hospice réhabilité en centre culturel.

Infos pratiques : « Futurs », Centre de la Vieille-Charité à Marseille (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 27 septembre 2015.

L’art dans la Sierra

Trente œuvres piochées dans le Fonds national d’art contemporain pour une exploration de l’idée de nature. Le titre, «Un été dans la Sierra », s’inspire de l’ouvrage éponyme du « proto-écologiste » John Muir, militant pour la création du parc du Yosemite. On y croise des souris s’adonnant à la peinture (Michel Blazy), une tapisserie en crin de cheval (Pierrette Bloch) ou des empreintes végétales (Herman de Vries). Pour écrin : le château de Rentilly (et sa façade miroitante signée Xavier Veilhan) et son parc de 50 hectares.

Infos pratiques : « Un été dans la Sierra » , Château de Rentilly, jusqu’au 6 décembre 2015.

depayT1Bernard Rancillac, La Fiancée de l’espace, 1965 (dans l’exposition « Futurs », Marseille) © ADAGP, Paris 2015

Le Congo à Paris

Revenir sur presque un siècle d’art au Congo. Telle a été l’ambition visée par le galeriste André Magnin, commissaire de « Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko » présentée cet été à la Fondation Cartier. L’homme est connu pour avoir participé en 1989 à l’élaboration des « Magiciens de la terre », exposition montrant pour la première fois les « arts contemporains non-occidentaux ». Le voilà de retour sur les cimaises 25 ans plus tard, pour une proposition totalement dépaysante puisqu’on y découvre une production artistique quasi-méconnue (à l’exception de quelques stars internationales comme Chérie Samba). D’après son commissaire, « humour, liberté, énergie » vous y attendent.

Infos pratiques : « Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko », Fondation Cartier à Paris, jusqu’au 15 novembre 2015.

L’Inca et le conquistador

L’Inca s’appelle Atahualpa, il règne sur un empire qui va bientôt disparaître. Le conquistador se nomme Francisco Pizarro, et sa conquête du Pérou à la tête de 200 soldats changera le destin de l’Espagne et des Amériques. Les deux hommes se sont rencontrés le 16 novembre 1532 à Cajamarca. Le Quai Branly revient sur cet épisode mythique, débrouillant la légende et les aprioris partisans à travers portraits, objets rituels et une large documentation multimédia.

Infos pratiques : « L’Inca et le conquistador », Quai Branly, Paris, jusqu’au 20 septembre.

Le plat pays en peinture

Le très sérieux Musée d’Ixelles nous fait voyager cet été dans tout le plat pays, de la Mer du Nord (et ses vagues de dunes) aux bords de la Meuse. Paysages naturels mais aussi industriels (les terrils) et imaginaires (avec les symbolistes et les surréalistes). Soit une traversée de l’art belge (à partir de 1830) où l’on croise les plages cernées de mauve de la peintre luministe Anna Boch et les ciels « maudits » de Magritte. Rien ici n’est laissé de côté, puisque l’accrochage intègre jusqu’à l’abstraction et la sensation de la nature, « vie secrète palpitant sous l’écorce ».

Infos pratiques : « Paysages de Belgique », Musée d’Ixelles à Bruxelles, jusqu’au 20 septembre 2015.

dixexpoT3Anna Boch, Dunes au soleil, 1903, Coll Musée d’Ixelles © photo Mixed Media

Mon beau panorama

Des premiers panoramas illusionnistes du XIXème siècle (qui proposent au spectateur d’entrer dans un paysage par une mise en scène à 360°) aux formats du même nom, le Musée Rath fait le tour de la question. Un panorama qui « concurrence» parfois  à la réalité, comme l’avance le communiqué de presse, et permet à l’homme de s’approprier le monde. On y trouve, pêle-mêle, des relevés photographiques, des cartes postales, des papiers peints et une série d’œuvres signées Jeff Wall, Ferdinand Hodler, Frederic Watts, Bertrand Lavier, Olafur Eliasson, David Hockney. Cet été à Genève, cet hiver au MUCEM, à Marseille.

Infos pratiques : « J’aime les panoramas », Musée Rath à Genève, jusqu’au 27 septembre 2015.

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