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Sèvres Outdoors : une bouffée d’art !

Marie-Charlotte Burat 16 juillet 2015

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Pour sa deuxième édition, Sèvres Outdoors vous propose une balade artistique en plein air parmi des œuvres contemporaines. La cité de la Céramique ouvre ses jardins, habituellement fermés au public, pour laisser libre cours à la création de vingt-sept artistes. Un événement gratuit à découvrir jusqu’au 25 octobre.

Les artistes ont à leur disposition quatre hectares pour s’adonner à la sculpture contemporaine. Des œuvres pour la plupart inédites et conçues in situ, ou provenant de vingt-trois galeries parisiennes célèbres, membres de l’association GME (Galerie Mode d’Emploi). Ce projet a pour but de promouvoir et d’encourager la création contemporaine auprès d’un public varié, que vous soyez amateurs d’arts, collectionneurs ou simple curieux. Cette excursion est ancrée dans son temps tout en étant au cœur d’un lieu historique (inauguré en 1824), proche de Paris. Exponaute vous propose un avant-goût de cette promenade à travers cinq artistes à ne pas manquer.

Yue Minjun, The Tao Laughter n°4

L’artiste chinois, repéré depuis sa participation à la Biennale de Venise en 1999, s’illustre par une sculpture en bronze. Ce maitre du rire, qui en a fait son leitmotiv, voit dans ce geste le moyen de contrer la douleur et d’atteindre une paix intérieure. Ce principe est issu du taoïsme auquel le titre de sa statue fait écho. Yue Minjun, comme pour chacune de ses œuvres, répète son visage qui rit à l’identique et parodie ainsi l’armée de guerriers en terre cuite de la dynastie Qin. Il mêle poésie et grotesque dans une forme de contestation envers un monde absurde, qui tend à l’uniformisation, notamment la société chinoise.

Yue Minjun T

Paz Corona, Enredadera

D’origine chilienne, cette artiste propose un travail profondément ancré dans la psychanalyse. Art et inconscient fusionnent pour être le moteur de sa démarche artistique. Adepte de l’Ecole freudienne et enseignante de formation, elle donne à réfléchir sur le concept de présence et d’absence. Elle présente dans les jardins une sculpture faite de résine et de lierre artificiel. Intitulée, enredadera, signifiant le lierre en espagnol, cette sculpture tend au fil des mois à être recouverte par cette plante grimpante qui lui agrippe déjà les bras. Une oeuvre qui travaille le temps et traite des «embrouilles» du corps («enredo» en espagnol). Corps à la fois charnel et surnaturel, tel un ectoplasme par la couleur laiteuse de la résine et ses yeux clôts.

Paz Corona T

Ryan Gander, I is… (IX)

Voir ou ne pas voir ? Telle est la question qui anime Ryan Gander dans sa quête de « rendre l’invisible visible ». Cet artiste londonien se joue des dichotomies. Réalité et fiction ne font qu’un et lui permettent de créer son propre registre. Registre qu’il met au service d’une interrogation : Quelle est la perception que nous pouvons avoir d’une œuvre d’art ? Donner lui un drap, il en fera du marbre. C’est ici l’objet de son œuvre qu’il expose dans les jardins de Sèvres. Un abri enfantin où l’idée de protection symbolique est à son paroxysme, voire, touche au paradoxe en devenant une cabane impénétrable.

Ryan Gander T

Delphine Coindet, A Cross

Pour cette artiste française, la sculpture est une histoire de 3D. Une tridimensionnalité qui s’écrit par des logiciels de modélisation et des dessins numériques, donnant naissance à des œuvres qui vont du virtuel au matériel. Précurseuse de l’imprimante 3D,  sa démarche lui permet de déléguer la fabrication à des protagonistes extérieurs. Un travail qui renvoie à des sculptures minimalistes et épurées comme on le voit avec sa réalisation A Cross. La forme évoque à la fois un atome, entre simplicité et complexité. Notre perception est stimulée de manière symbolique et concrète. A la fois par les formes abstraites mais aussi par le volume.

Delphine Coindet T

Mathieu Mercier, Last Day Bed

Il a obtenu le prix Marcel Duchamp en 2003, et se positionne dans la continuité du père des ready-made. Mathieu Mercier est un artiste français qui fait se mouvoir les objets industriels dans le champ de l’art pour questionner leurs identités. Quelle est la frontière entre le symbolique et l’utilitaire ? Cette interrogation ne lui fait pas perdre son sens de l’humour, au contraire. Son œuvre Last Day Bed en est un exemple probant. Avec un minimalisme déconcertant il atteint sa cible et décloisonne les acquis.

Mathieu Mercier T

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