Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_2 ÉLI LOTAR

14/02/2017 > 28/05/2017

Jeu de Paume - PARIS
expo_cercle_3 CIRCULATION(S) 2017

21/01/2017 > 05/03/2017

104 (Centquatre) - PARIS
expo_cercle_4 KIMONO – AU BONHEUR DES DAMES

22/02/2017 > 22/05/2017

Musée Guimet - PARIS
expo_cercle_5 CAMILLE PISSARRO

23/02/2017 > 02/07/2017

Musée Marmottan Monet - PARIS

LA NEWSLETTER

Onze personnages de l’Antiquité reprennent vie à Arles

Marie-Charlotte Burat 15 juillet 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Sur le site municipal de la Verrerie de Trinquetaille à Arles, des fouilles archéologiques ont permis d’exhumer des fresques datées du Ier siècle avant J.C. Une découverte précieuse qui n’est pas sans rappeler les trésors de Pompéi, encore intacts malgré les effondrements

arles pompéi TFragment de fresque romaine découverte à Arles. © Inrap

Depuis deux ans, le service d’archéologie du musée d’Arles Antique mène des recherches dans une riche demeure qui a été découverte. Ce travail est réalisé suite à des interventions préventives. Leurs fouilles les ont menés aujourd’hui à un ensemble de fresques romaines datant du deuxième style pompéien ( entre 70 et 20 avant J.C) en Gaule). Ce trésor fait suite à un premier décor peint du même acabit découvert au début de leur entreprise.

Comparable à la Villa des Mystères

Des œuvres d’un luxe avéré (avec des pigments bleu profond comme ceux d’Egypte et un rouge vermillon) qui ont conservées des couleurs éclatantes. Onze personnages sont représentés sur fond rouge et disposent de corps et de vêtements finement modelés.  Leurs tailles, à l’échelle ½ ou ¾, fait d’eux de grands protagonistes. On distingue une qualité de figuration significative, en particulier les visages. Ce style figuratif est propre à l’Italie et encore inconnu en Gaule. A l’origine de ces fresques, on présume donc qu’il se cache un maître venu d’Italie ou même d’Espagne.

Un ensemble qui serait d’après Julien Boislève, toichographologue, spécialiste des peintures romaines à l’Institut de recherches archéologiques préventives (Inrap), comparable à « la villa de Boscoreale et la Villa des Mystères à Pompéi ». Va alors débuter un large et minutieux travail d’assemblage pour nous livrer les secrets de ces fresques. Un délai de huit à dix ans est envisagé pour la totale reconstitution. Des indices mènent dès à présent vers des représentations de Pan et de Bacchus. A l’heure des Rencontres d’Arles, la ville se transforme en véritable petit Pompéi. On peut espérer comme l’envisage Alain Charron, responsable des collections du Musée Arles Antique, qu’une exposition temporaire ait lieu avant la fin des restaurations pour voir de nos yeux ces fresques.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE