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Crise grecque : comment la culture se bat pour survivre

exponaute 9 juillet 2015

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Quelques jours après la victoire du non au référendum grec, la crise n’épargne personne. A Thessalonique, le musée d’art contemporain a été contraint de fermer ses portes pour une durée indéterminée. L’occasion de souligner l’importance de la culture, surtout dans une situation de crise.

En Grèce, le monde de l’art est, lui aussi, victime de la crise. Si d’un côté de jeunes artistes de rue manifestent sur les murs leur soutien à la population, les institutions, elles, subissent la crise de plein fouet. C’est du côté du Musée macédonien d’art contemporain de Thessalonique que l’on tire le signal d’alarme sur la difficulté d’être le témoin d’une crise qui nous touche directement.

Au bord du gouffre

Les institutions culturelles souffrent particulièrement des politiques d’austérité. Si la cinquième Biennale d’art contemporain de Thessalonique a bien lieu jusqu’au mois de septembre, le musée, lui, a été contraint de fermer temporairement ses portes. Et pour cause, les subventions délivrées par l’état se sont effondrées : de 500 000 euros en 2006 à 180 000 euros aujourd’hui. «Cela nous permet seulement de payer le salaire de l’équipe sans couvrir les frais que représentent les expositions et les différentes factures » déclare Katerina Gregos, organisatrice de la Biennale 2015. A cela s’ajoute l’inauguration du Musée d’art contemporain d’Athènes, reportée par manque de subvention.53e4d7ad39d58207588147821b30a5c9_e92d5743f036ac90af27f7b0c84de5fe2000x1333_quality99_o_19pn58gsd1l50brj1ajo1gm53t9a

Des manifestants à Thessalonique, Grèce. Photo: K.Tsakalidis

Pensée pessimiste, volonté optimiste

Avec les fonds dont elle dispose, la culture grecque s’échine malgré tout à remplir son rôle, à faire ce que l’on attend d’elle : être le témoin direct de cette période de trouble. Intitulée Between the Pessimism of the Intellect and the Optimism of the Will (traduisez Entre le pessimisme de l’intellect et l’optimisme de la volonté) la cinquième Biennale de Thessalonique s’exprime en marge du musée endormi pour remettre en question l’identité des peuples méditerranéens à travers cette nouvelle manière d’exister imposée par la crise. «C’est le propre de l’optimisme que d’exister, envers et contre tout, confie Denys Zacharopoulos, à la tête du musée depuis 2006, sinon ce serait l’absence de vision et de rêve…»

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