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Lartigue reprend des couleurs à la Mep

Marie-Charlotte Burat 2 juillet 2015

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Jacques-Henri Lartigue passe du coté coloré de la photographie. Principalement connu pour son travail en noir et blanc, c’est un visage inédit qu’on lui découvre. La Maison européenne de la photographie revient jusqu’au 23 août sur le travail de ce photographe.

Lartigue TLartigue, © Maison européenne de la photographie

L’exposition « Lartigue, la vie en couleur » remet au goût du jour l’éternel débat opposant les photographes ne jurant que par le noir et blanc et ceux s’autorisant la couleur. Jacques-Henri Lartigue, riche des deux facettes, ne s’est pas embarrassé à faire un choix. Il prouve par cette exposition, qu’il a su s’illustrer dans les deux domaines.

Voir la vie en couleurs

La notoriété de Lartigue fût tardive mais fulgurante. C’est en 1963 que tout bascule. Après une exposition à l’âge de 69 ans au Moma de New-York, c’est grâce au magazine Life qu’il voit sa carrière décoller. Ce dernier lui consacre un portfolio qui fera sa renommée internationale avec des photographies en noir et blanc des années folles.  Son travail en couleurs, alors moins connu, ne représente qu’un tiers de ses tirages mais se nourrit d’une démarche qui est tout autre. Là où le noir est blanc permet une grande spontanéité, la couleur demande plus de composition, plus de réglage aussi.

Jacques-Henri Lartigue se sent davantage peintre que photographe et la couleur lui permet de se rapprocher de cette tendance artistique. Il utilise le procédé commercialisé par les frères Lumières, l’autochrome. Le relief et la perspective y sont plus appuyés. Mais cette technique demande davantage de précision et de temps. Lartigue perd en rapidité et revient au noir et blanc pendant vingt ans, avant d’utiliser à nouveau la couleur. L’exposition  offre de beaux exemples de cette période furtive mais riche en pigments. Qu’il voit la vie en noir et blanc ou en couleurs, Jacques-Henri Lartigue « touche tout le monde » comme l’affirme Martine d’Astier, directrice de la fondation Lartigue au micro de France Inter.

Martine d’Astier, © France Inter.

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