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En 2015, la Nuit blanche s’invite en banlieue

Céline Piettre 17 juin 2015

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On ne change pas une équipe, ni un concept qui gagnent (surtout quand il rapporte des millions de visiteurs). Le directeur du Centquatre José-Manuel Gonçalvès rempile à la tête d’une Nuit blanche 2015 qui ose passer la frontière du périph’, préfigurant ainsi les futurs contours du Grand Paris.

nbh© Alexandre Farto aka Vhils (Nuit blanche 2014)

Petit rappel pour les Parisiens (et les autres) qui auraient vécu dans un caisson sensoriel ces dix dernières années. La Nuit blanche, initiée en 2002, est une manifestation culturelle qui transforme Paris,  le temps d’une soirée, en salle d’exposition géante. Sorte de fête de la musique version arts plastiques accessible gratuitement de 19h au petit jour. Et qui offre pour l’occasion un service de métro prolongé à la nuit entière. Soit le paradis des insomniaques et des amateurs d’art contemporain.

L’aiguille au nord

Finis les privilèges de l’intra-muros et de la rive gauche. La Nuit blanche 2015 (programmée pour le samedi 3 octobre prochain) se déportera au nord selon les axes « Monceau/Saint-Ouen » et « Gare du Nord/Aubervilliers ». Deux parcours qui lécheront les berges du périphérique et engloberont la petite ceinture (18ème arr.), le quartier Clichy-Batignolles (17ème arr.) et les entrepôts MacDonald (19ème arr.). On pourra, en chemin, flâner sous la lune dans le parc Monceau — ouvert exceptionnellement de nuit — et faire un tour à la Recyclerie, cet espace de loisirs collaboratif associé à l’édition 2015.

Une programmation qui dessine les contours géographiques d’un Paris élargi à sa proche banlieue. Rien d’étonnant quand on sait que José-Manuel Gonçalvès vient d’être nommé, aux côtés de Jérôme Sans, directeur artistique du Grand Paris Express. Les deux hommes auront la charge d’ « animer » le futur réseau de transport francilien (et ses 68 gares) par des commandes d’œuvres pérennes ou éphémères ou des expositions itinérantes. Autant préparer un peu le terrain.

Des secrets bien gardés

A trois mois de la manifestation, on ne saura rien, ou presque, de la programmation 2015. Informations révélées au compte-gouttes à l’occasion d’une conférence de presse donnée ce mercredi 17 juin en présence de l’adjoint à la Culture Bruno Julliard. On devra se contenter du coût de la manifestation (s’élevant à 1 200 000 euros, hors mécénat privé) et de rares indices. Un nom d’artiste (un seul sur la trentaine invitée) est jeté en pâture aux journalistes affamés. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la Belge Berlinde de Bruckere, qui investira le Centquatre avec une œuvre interrogeant le corps. Peut-être prise de remords, l’équipe municipale décide d’en dévoiler quelques autres par l’envoi d’un communiqué de presse. Sont cités l’artiste chinois Zhenchen Liu (avec une installation monumentale sur le parvis de l’Hôtel de Ville), le Suisse autodidacte Zimoun, l’Allemand Friedrich Van Schoor et les Français Erik Samakh et Félicie d’Estienne d’Orves. Une œuvre pérenne sera également produite pour l’occasion et installée dans un lieu « symbolique » de la capitale.

Nuit blanche et gueule d’atmosphère

Clin d’œil à la fameuse réplique d’Arletty dans le film Hôtel du Nord, la Nuit blanche 2015 prendra pour titre « Atmosphère ? Atmosphère ! ». Façon de suggérer qu’il y sera question de climat — thème de cette édition en lien avec la Conférence mondiale climatique, organisée cette année à Paris — et d’« expériences à vivre ». En intégrant des problématiques actuelles, José-Manuel Gonçalvès maintient sa volonté d’ouverture. On peut donc s’attendre à du spectacle vivant (ou de la performance), du street art, de l’art numérique et des parcours concentrés en un territoire réduit (et donc plus facilement accessibles), soit le parfait package d’une manifestation grand public. Tant que la qualité suit, on ne va pas s’en plaindre. Tant que la qualité suit.

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