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Nicolas Poussin pour les nuls

Céline Piettre 14 juin 2015

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L’art ce n’est pas que dans les musées, c’est aussi sur Internet. A deux semaines de la fermeture de l’exposition «Nicolas Poussin» (et Dieu) au Louvre, Exponaute consacre sa semaine du web au peintre français. Emissions de radio et conférences en ligne balayent quelques idées reçues sur ce « génie» du classicisme à la  réputation de peintre « difficile ». Ou la preuve (érudite) que l’art de Poussin réserve bien des surprises de délectation. 

Poussin-Fuite_en_Egypte-MBA-LyonNicolas Poussin, La Fuite en Egypte, 1657 © MBA Lyon, Alain Basset

Renoncer à ses habitudes visuelles

Jean de Loisy dédie son émission hebdomadaire sur France Culture au Pyrame et Thisbé de Nicolas Poussin. Une belle idée, car non seulement la toile est un chef-d’œuvre de paysage mythologique (le plus grand jamais peint par l’artiste), mais elle nous donne l’occasion de comprendre en profondeur le classicisme poussinien. La peinture, conservée au Stadel de Francfort, est passée aux cribles de l’enthousiasme des deux invités du jour : l’artiste Gérard Collin-Thiébaut et le commissaire de l’exposition du Louvre Mickaël Szanto (lire notre interview ici). Un échange réellement passionnant où l’on apprend que Poussin, fasciné par Raphaël, méprisait Le Caravage («Il est né pour tuer la peinture » aurait-il dit) et questionnait sans cesse l’énigme de l’existence. Une oeuvre accessible à condition d’abandonner ses « habitudes visuelles  ».

Un Italien qui s’ignore

A quel pays appartient Nicolas Poussin ? Bien que né en Haute-Normandie (en 1594), et considéré comme le plus grand peintre français, il passe la majeure partie de son existence à Rome, où il meurt en 1665. A l’occasion d’une conférence au Louvre, l’un des spécialistes de l’artiste Alain Mérot revient sur cet « exil » volontaire, et plus généralement sur les lieux du peintre. Poussin n’aime pas la frime. Il fuit la frénésie de la cour de France pour le relatif anonymat de Rome. Et fait de l’Italie sa « maîtresse ». Dès le XVIIème siècle, la France en revendique avec force l’affiliation. Quatre autres conférences d’Alain Mérot (sur le thème du peintre/poète ou de la lecture de l’image) sont également accessibles en ligne, sur le site du musée. Didactique et édifiant.

L’aventure de la Fuite en Egypte

Acquise par le Musée des Beaux-arts de Lyon en  2007 (pour 17 millions d’euros !), La Fuite en Egypte, toile de la toute fin de la vie de Nicolas Poussin, avait été retrouvée dans une grange après avoir disparu pendant des années et finalement attribuée au peintre. Le sociologue Bernard Lahire se penche sur l’aventure et la « fabrication » de ce chef-d’œuvre tardif à l’occasion d’un livre — Ceci n’est pas qu’un tableau — qu’il vient présenter chez Sylvain Bourmeau sur France Culture. Une enquête policière révélant le caractère sacré de l’art une fois authentifié.

Nicolas Poussin en tutu

Qui a dit que Nicolas Poussin n’intéressait plus la nouvelle génération ? On le retrouve inspirant directement, en tant que chantre du paysage classique, une installation de l’artiste Isabelle Cornaro, conservée au Centre Pompidou. Et sur une scène, comme sujet de la création d’Hélène Iratchet : Hommage d’un demi-dimanche à un Nicolas Poussin entier. Chorégraphie sur le corps collectif à visionner ici dans son intégralité.

Cet article vous a intéressé ? Exponaute vous conseille le grand entretien avec les deux commissaires de l’exposition «Poussin et Dieu» au Louvre. 

 

POUSSIN ET DIEU

02/04/2015 > 29/06/2015

Musée du Louvre

PARIS

À l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Nicolas Poussin (1665), l’exposition au musée du Louvre a pour ambition de mettre en l...

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