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Des lieux d’art « hors cadre » à Paris

Céline Piettre 14 juin 2015

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Ils ne ressemblent pas aux autres, entrent difficilement dans une case et c’est pour cela qu’on les aime. Quatre lieux d’art « hors cadre » à découvrir et fréquenter sans modération. 

La Kadist: Paris > San Francisco

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Même si elle en a l’air — avec ses murs immaculés, ses vernissages bondés et son entrée libre —, la Kadist n’est pas une galerie mais une fondation à but non lucratif (non profit comme on dit plus simplement en anglais). Nichée sur les hauteurs d’Abbesses, elle est connue dans le milieu de l’art pour ses expositions thématiques conçues par des commissaires invités. Une activité qui cache un monde bien plus vaste : une collection d’artistes internationaux (divisée en branches spécialisées : art asiatique, art américain), des publications et des programmes de résidence. Et si vous partez cet été sur la côte (des Etats-Unis), on la trouve même à San Francisco.

On aime:

Y faire des découvertes d’artistes internationaux.

Où ?

21, rue des Trois-Frères, Paris 18ème.

Le meilleur au 8rueSaintBon

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Attention, petit paradis pour les amateurs d’art contemporain qui n’apparaît pas sur les cartes. Une page Facebook en guise de site internet et une adresse en guise de nom. Le 8rueSaint-Bon est un petit espace caché dans un des quartiers les plus fréquentés de la capitale. Il sert de vitrine aux activités de cinq éditeurs d’art (dont les incontournables Presses du réel et JRP|Ringier). On peut y passer toute l’année — les jeudis, vendredis et samedis à partir de 14h — pour des expositions, des événements (comme dernièrement le lancement du nouveau vase de Ronan & Erwan Bouroullec). Programmation pointue et accueil sur mesure. Du sans faute.

On aime:

Son marché de Noël, où l’on peut dénicher multiples et originaux à des prix raisonnables.

Où ?

8, rue Saint-Bon, Paris 4ème.

L’art à l’hôtel 

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L’Hôtel Jules et Jim, on l’aimait déjà pour son nom (piqué au cinéaste de la Nouvelle Vague François Truffaut), sa cheminée extérieure — une exclu à Paris —, son bar rétro-éclairé, ses chambres avec vues sur les toits et son brunch ultra-copieux. Sa galerie d’art nous donne une nouvelle raison d’y flâner sans avoir besoin d’y passer la nuit. Depuis 2013, elle propose aux clients et aux visiteurs extérieurs des expositions d’artistes, avec une petite préférence pour la photo. En ce moment, c’est le street artist Fred le Chevalier qui occupe les lieux.

On aime:

Le cadre, le cadre, et encore le cadre.

Où ?

11, rue des Gravilliers, Paris 3ème.

Comme à la maison

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Ça a commencé comme une aventure pour spécialistes (un galeriste et une historienne de l’art) en mal d’émotions alternatives. C’est désormais un rendez-vous régulier et ouvert au public. L’Appartement porte bien son nom puisqu’on peut y voir des expositions chez un particulier. Les œuvres (d’artistes émergents ou confirmés) trouvent une place entre le canapé et le piano à queue, qui donne même de la voix certains soirs. Le superbe loft appartient à Nathalie Milat (l’historienne de l’art en question). Situé dans une ancienne imprimerie du 10ème arrondissement, on y accède directement par un ascenseur, façon penthouse. Ont été exposés jusqu’ici Bertrand Lavier, Justin Morin, Nadira Husain, Matthieu Cossé, et tout récemment les exotismes infrarouges de Natacha Lesueur proposés par le commissaire Timothée Chaillou (voir photo ci-dessus).

On aime:

La façade industrielle, de fer et de briques, et les soirs de vernissage.

Où ?

27bis, rue Jacques-Louvel Tessier, Paris 10ème.

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