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A la découverte des châteaux d’Ile-de-France

Florence Bousquet 11 juin 2015

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Versailles, c’est bien connu ! Et c’est bien connu surtout pour ses embouteillages monstres dans les salles du château à la belle saison. Alors pourquoi ne pas découvrir cinq autres bijoux du patrimoine palatial d’Île-de-France ? Aller, on vous y emmène!

Chantilly, la deuxième collection de peintures en France

Château de Chantilly, © Jebulon via Wikipédia

Après avoir traversé les champs de l’Oise en RER D direction la gare de Chantilly Gouvieux et longé l’hippodrome royal (là où se déroule le Prix hippique de Diane chaque année), vous tomberez sur l’inattendu domaine de Chantilly. Au sein du château, vous découvrirez la merveilleuse autant qu’insoupçonnée deuxième plus riche collection de peintures anciennes en France après le Louvre constituée par le duc d’Aumale au XIXème ! Étonnant de se promener dans les salles du musée Condé (du nom des anciens propriétaires du château) et de tomber par hasard sur un Rembrandt côtoyant un Michel-Ange, un Poussin (Paysage aux deux nymphes) et un Delacroix dans un accrochage suranné et sans ordre chronologique. Le musée possède également le manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry et une bibliothèque exceptionnelle. A voir également : la galerie des Cerfs, toute de boiseries et remplie d’animaux empaillés.

A ne pas rater à proximité : les superbes Grandes Écuries et leur salle de manège équestre datant du XVIIIème siècle (Chantilly, outre sa crème fouettée, à toujours brillé par ses courses hippiques). Des spectacles s’y déroulent toujours (actuellement Kavallisté, spectacle équestre corse).

Comment s’y rendre ?

1h en RER D depuis le centre de Paris, ouvert de 10h à 18h, 16 euros tarif normal pour tout le domaine.

Fontainebleau, sur les traces de Napoléon

Theatre Napoleon III rebaptisé Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahya. Fontainebleau, © Gilles Coulon

Fontainebleau, c’est loin, et donc l’affaire d’une journée, mais ça vaut le coup ! Poussez une petite porte au bout de l’aile Napoléon et vous serez éblouis par tout le lustre, le romantisme et la lumière douce du petit théâtre impérial construit en 1857 pour Napoléon III et rouvert au public en 2013, suite à la restauration financée par le président des Emirats arabes unis (10 millions d’euros tout de même !). Aujourd’hui la salle de concert construite par Hector Lefuel se découvre uniquement sur visite guidée, comme si ce joyau devait rester secret (à l’époque il n’avait servi que huit fois). On venait pour s’y faire voir : le roi et la reine se plaçaient au milieu de la loge royale (qui pour la première fois n’est pas séparée des autres) sur les seuls fauteuils à accoudoirs du théâtre. Anecdote amusante : de peur que Napoléon ne s’intéresse d’un peu trop près aux musiciennes, l’Impératrice les faisait renvoyer à Paris dès le concert terminé. En sortant de là, on pourra visiter le musée Napoléon et voir la tente de guerre reconstituée de l’Empereur ainsi que son bicorne et divers objets lui ayant appartenu.

Comment s’y rendre ?

1h20 en RER C depuis le centre de Paris, ouvert de 9h30 à 18h, 11 euros tarif normal, 9 euros tarif réduit.

Rambouillet, et les caprices de Marie-Antoinette

Laiterie de Rambouillet, © P.Berthé/Centre des Monuments Nationaux

Le château de style éclectique (Renaissance, XVIIIème siècle et Empire) ne présentant pas grand intérêt, allez plutôt vous promener dans le célèbre bois, ayant servi aux chasses royales, à la recherche de la Laiterie de la Reine (le lait était très à la mode au XVIIIème siècle). Ce petit pavillon a été édifié par Louis XVI dans le plus grand secret pour son épouse Marie-Antoinette afin de la convaincre de rester à Rambouillet, qu’elle n’appréciait guère. Stupéfiante, la salle en rotonde centrale ouvre sur une grotte artificielle alimentée en eau dès que la reine y pénétrait. Autre curiosité : la chaumière aux coquillages, d’aspect rustre à l’extérieur, fut bâtie au XVIIIème siècle tel un bijou : son intérieur est entièrement recouvert de coquillages.

Comment s’y rendre ?

1h30 en RER C depuis le centre de Paris, ouvert de 10h à 16h, 5,5 euros tarif normal, gratuit -25 ans.

Champs-sur-Marne, le petit bijou présidentiel

Château de Champs-sur-Marne, © Christophe Bernard/Centre des monuments nationaux

De 1959 à 1969, Champs-sur-Marne (situé sur la ligne A du RER, avant Marne-la-Vallée) était la résidence des chefs d’Etat étrangers en visite officielle en France, avant d’être ouvert au public en 2013 grâce au CMN. Léopold Sédar Senghor, par exemple, y a séjourné. De style totalement classique – construit au XVIIIème siècle par Jean Bullet – le château accueillait les dirigeants dans un typique cadre « à la française ». On peut encore y voir les tables savamment dressées qui accueillaient les convives des présidents. Champs-sur-Marne charme aussi par sa légèreté : des boudoirs enjoués font ressentir un nouvel art de vivre. A voir notamment : le petit salon chinois où des chinoiseries, témoignant de la mode exotique au XVIIIème siècle, représentent les activités pratiquées dans les jardins par la cour (cherchez les trois personnages jouant à Colin-Maillard, jeu très prisé à l’époque à la Cour de Versailles!, ou encore le jeu de la chasse à l’autruche).

Comment s’y rendre ?

30 minutes en RER A depuis le centre de Paris, ouvert de 10h à 18h, 7,5 euros tarif normal, gratuit -25 ans.

Vincennes, du Moyen-Age aux graffitis du marquis de Sade

Château de Vincennes, © Edal via Wikipédia

Pour vraiment se rendre compte de ce qu’était une habitation « de luxe » au Moyen-Age, rendez-vous au château de Vincennes, en bordure de Paris, qui a abrité les Rois de France pendant tout le Moyen-Age, de Philippe Auguste en 1180 à Louis XIV en passant par Charles V au XIVème siècle. Quelle surprise de découvrir l’ancienne chambre du roi, très peu éclairée, froide, toute en pierres et avec pour uniques meubles un lit et un bureau. Et quel parcours avant d’y accéder! Car pour aller dans sa chambre, le roi devait traverser un pont-levis, une enceinte, monter dans une tour de garde, traverser un ponton, descendre des escaliers, et enfin, il était chez lui ! Ces mesures défensives, typiques de l’architecture fortifiée expliquent pourquoi dès l »époque de Louis XIV, le lieu devint une prison d’Etat. On peut toujours y voir des anciennes cellules, dont celle du marquis de Sade, couvertes de « graffitis ». La Sainte Chapelle du château a été restaurée en 2009 et une vaste campagne de restauration est toujours en cours dans l’enceinte du bâtiment.

Comment s’y rendre ?

15 minutes en ligne 1 depuis le centre de Paris, ouvert de 10h à 18h, 8,5 euros tarif normal, gratuit -25 ans.

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