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Différentes manières d’habiter au domaine de Chamarande

Florence Bousquet 3 juin 2015

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« Habiter » : le thème est large. C’est aussi le titre de l’exposition présentée en ce moment au domaine de Chamarande (91) jusqu’au 1er novembre. Entre expériences et découvertes, vous découvrirez 17 propositions sur ce que suggère l’habitat.

Exposition constructlab © Atelier Bow-Wow/Kristof Lemp

Un lieu d’histoire à une heure de Paris

Si vous ne connaissiez pas le domaine de Chamarande, il s’agit d’une propriété du département de l’Essonne depuis 1978, qui en a fait un centre d’art contemporain depuis 2001. On y accède depuis Paris en RER C (1h de trajet).  Quant au château il avait été construit à l’origine pour François Miron, prévôt des marchands de Paris, au XVIème siècle avant d’être grandement remanié par Pierre Mérault et son architecte Nicolas de l’Espine en 1654 dans le plus pur style Louis XIII (reconnaissable à ses briques rouges). Son grand parc (98 hectares), le plus grand du département, permet d’y organiser des événements estivaux festifs. Dans un souci de démocratisation culturelle, le domaine est ouvert 365 jours par an et tout y est totalement gratuit.

Domaine de Chamarade, © Henri Perrot

« HABITER, Vivir, leben, live »

Plusieurs langues pour plusieurs manières d’envisager le terme et l’exposition. On nous explique que si habiter s’applique à un foyer, c’est aussi se l’approprier, y jouer, le fréquenter, y passer du temps. « C’est finalement vivre, exister », nous dit le communiqué de presse. Sociologique, philosophique, architecturale, toutes les approches sont possibles et les dix-sept artistes qui ont répondu présent à l’appel des commissaires ont créé des œuvres spécialement pour le lieu, en fonction de leur sensibilité personnelle.

Berdaguer & Péjus ont choisi par exemple d’aborder l’habitat par son angle psychologique en « pansant » un pavillon fantôme à l’abandon pour protéger symboliquement un patrimoine en disparition, mettant en exergue le non-visible. D’autres vont plus loin, comme Laurent Tixador, artiste –explorateur de l’extrême, qui habitera la forêt du domaine sans aucun matériel le temps d’une performance de dix jours. Pierre Ardouvin lui, fait tanguer nos repères en créant un parcours labyrinthique aux murs penchés dans une des salles du château.

Mais habiter ne va pas sans tester. Pour prolonger l’expérience, le domaine propose de passer une nuit dans les constructions-tentes de Florence Doléac et David de Tscharner (les 13 et 27 juin et en juillet et août sur inscription) ou de monter sur une nacelle flottante de Florent Albinet (tous les dimanches sur inscription).

Charlotte Charbonnel, ADN, aperçu de nuage, 2005-2013 © Charlotte Charbonnel/Frédéric Halna

A l’exposition se rajoutent plusieurs événements : des spectacles de théâtre, de danse et de cirque (Les Scènes croisées), des brunchs (tous les dimanches), des débats et des visites-guidées le week-end à 15h.

Jean-François Fourtou, Merci Louisette, 2014, © Stéphane Aboudaram/WE ARE CONTENT(S)

 

HABITER

31/05/2015 > 01/11/2015

Domaine départemental de Chamarande

CHAMARANDE

Habiter, c’est avant tout dans l’esprit collectif, habiter un foyer.
Mais au-delà de se loger, c’est s’approprier,
donner d...

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