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L’amour contre la mort des cadenas du pont des Arts

Florence Bousquet 2 juin 2015

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Alors que le pont des Arts a été délesté de ses grilles submergées de cadenas hier, lundi 1er juin, les réactions pleuvent sur les réseaux sociaux. Les avis, souvent contrastés, divisent les éternels romantiques et les irréductibles pragmatiques.

© Migu via Flickr

Pont des Arts, mai 2014 : le touriste en couple et tout sourire arrivait sur le pont des Arts y accrocher son cadenas signé « U+F », en signe d’amour, avant de jeter la clef de l’éternité scellée, dans la Seine, et d’immortaliser le moment par un selfie. La « tradition » est apparue en 2008 sur le pont des Arts et s’est développée surtout à partir de 2012 jusqu’à ce que le mouvement s’emballe l’année dernière (certains accrochant leur cadenas sur les poubelles ou même sur les autres cadenas). A tel point qu’une grille s’était littéralement effondrée à cause du poids en juin 2014, obligeant la Ville à accélérer une prise de décision sur l’avenir du phénomène (elle avait lancé l’opération selfie en septembre 2014 qui avait été un échec).

Depuis plusieurs années, les ingénieurs mettaient en garde les autorités contre un éventuel écroulement du pont par fluage dû à un poids trop important. La sécurité l’a donc emporté.

Que va t’il se passer maintenant que les grues sont venues à 8 heures du matin décharger dans leur benne les 45 tonnes d’acier (et d’amour) ?

La Mairie de Paris a expliqué que dans un premier temps, des panneaux de bois seraient recouverts de graffitis par quatre street artistes, avant d’être remplacés par des plaques de plexiglas, permettant d’avoir une vue dégagée sur la Seine. Quant au million de cadenas, on ne sait pas encore ce qu’il en adviendra. D’après certains, ils seraient fondus pour en faire une sculpture géante, au tout simplement jetés à la benne.

Ceux qui se réjouissent

Du côté des heureux, on retrouve ceux qui trouvaient le symbole mièvre ou qui privilégient la sécurité. Parmi eux Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie de Paris, qui déplore « cette laideur ». La moitié des Parisiens semble crier « Enfin! ».

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Ceux qui s’attristent

Combat éternel des conservateurs contre les « modernes », l’autre moitié des internautes regrette cette décision. Beaucoup trouvant un « charme » au pont ainsi « décoré » et regrettant la disparition d’un symbole, d’un patrimoine sentimental et de preuves d’amour, censées être éternelles.

Du côté de l’étranger, c’est le désespoir. Paris, ville de l’amour, devait continuer à briller de ses cadenas au doux reflets du soleil. Certains se désolent à l’autre bout du monde de leur disparition, comme une preuve de disparition de leur amour éternel…

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