Votre action a été enregistrée avec succès !


expo_cercle_2 RENÉ MAGRITTE

21/09/2016 > 23/01/2017

Centre Pompidou - PARIS
expo_cercle_4 PICASSO – GIACOMETTI

04/10/2016 > 05/02/2017

Musée Picasso - PARIS

LA NEWSLETTER

Le #MAD va vous rendre fou d’art contemporain

Céline Piettre 19 mai 2015

Share on FacebookTweet about this on TwitterGoogle+

Acheter de l’art à partir de 20 euros ? C’est possible avec le MAD, salon dédié à l’édition multiple sous toutes ses formes – et pas n’importe laquelle : la bonne, la rare, l’expérimentale, la vivace. Pour cela, rendez-vous à la Maison rouge du 22 au 24 mai pour trois jours de performances, débats et concerts. Nous, on y sera !

MATDavid Shrigley, Brass Tooth, 2009. Laiton massif poli sous boîte en bois (80 exemplaires, 2 800 €). The Multiple Store.

Remettre l’art en circulation

Il y a les foires internationales, leurs prix mirobolants et leurs carrés VIP. Il y a les salons d’art du dimanche, qui se veulent abordables au détriment du choix de leurs artistes. Et puis il y a le MAD, un « espace d’expériences et non de profit » explique sa co-fondatrice Sylvie Boulanger, qui est aussi la directrice du Cneai. Un salon où l’on vend des formes d’art non standardisées, diffusables, multiples ; des objets en exemplaires limités, des fanzines, des disques et des livres d’artistes. Soit toutes les facettes (Sylvie Boulanger parlera de « versions ») de la pratique éditoriale. Une initiative bienvenue – on pourrait même dire nécessaire – dans le monde très figé du marché de l’art, où la signature et l’original l’emporte encore sur tout autre critère de valeur. Ici, on « remet l’art en circulation » et on « amène le public » à l’art (et non le contraire). Une nuance qui vaut de l’or.

Entre de bonnes mains

Hébergée par la Maison rouge, cette première édition du MAD (pour Multiple Art Days) réunit la crème des éditeurs d’art. L’atelier parisien Michael Woolworth (co-directeur du salon) qui édite sur presse manuelle Othoniel, Lavier ou Toguo. La galerie Michèle Didier, présente sur les stands et dans le comité de direction, et qu’on connaît notamment pour ses livres d’artiste et ses éditions d’Annette Messager. « Prints, things and books by artists », le petit dernier de la bande des éditeurs de multiples (en ligne). Mais encore Florence Loewy, Bernard Chauveau, l’incontournable Galerie des multiples (co-dirigée par l’artiste Mathieu Mercier), les CDs des Danois Pork Salad Press et les excellents livres de l’Allemand Spector Books, accessibles à tout petit prix. Tranquillisez-vous, ici vous êtes entre de bonnes mains.

Partir avec les meubles 

Au MAD, tout est « curaté », des stands au mobilier, la proposition commerciale étant inextricablement liée à la réflexion sur le multiple et la présentation de ses acteurs. Pensée spécifiquement pour le projet, la scénographie participative de Stéphane Magnin, chargée de clins d’oeil à l’art ou à la science-fiction, est à vendre ! Pour 30 euros, chacun pourra quitter le MAD avec une table ou un tabouret en carton sous le bras (au risque de se retrouver sans rien pour s’asseoir). « Beaucoup d’artistes ont produit spécialement, et spontanément, pour le MAD » s’enthousiasme la directrice Sylvie Boulanger. Sur les stands, on trouvera de nombreux livres et fanzines à bas prix (20 euros), de très belles sérigraphies du dessinateur de presse (tendance surréaliste) Glen Baxter à 120 euros, des gravures de John Giorno (2000 euros) et des éditions de Christian Boltanski, Marc Desgrandchamps, Georg Baselitz, Claude Lévêque, David Shrigley ou Tacita Dean. N’oubliez pas de faire un tour chez Mathieu Mercier, qui présente une sélection de multiples auto-produits et chez Anne-Lou Vicente et Raphaël Brunel pour écouter le son de la revue Volume.

LES DERNIERS ARTICLES

AJOUTER UN COMMENTAIRE