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Décoder Le Corbusier ? C’est facile, avec un lexique !

Florence Bousquet 7 mai 2015

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Pas facile, quand on est néophyte, de comprendre les théories de Le Corbusier. Alors qu’une importante rétrospective lui est consacrée au Centre Pompidou jusqu’au 3 août, Exponaute vous aide à y voir plus clair. 

Rogi André, Le Corbusier, 1937, © Centre Pompidou, G. Meguerditchian

Les cinq points de l’architecture moderne : manifeste publié en 1927 et posant les bases de l’architecture moderne selon Le Corbusier. Il est composé de cinq concepts applicables à tous les bâtiments : Façade libre : plus aucune ornementation ne vient décorer les façades et l’enveloppe est indépendante de la structure. Toit-terrasse : L’espace plat du toit peut servir de solarium et d’espace de sociabilité. Le Corbusier rompt ainsi avec le traditionnel toit en pente. Fenêtres en bande: cette nouvelle disposition permet d’avoir une vue panoramique sur le paysage, plus dynamique que la fenêtre verticale. Les murs n’étant plus porteurs, il est aisé de créer de larges baies. Plan libre: les étages ne sont plus cloisonnés et les murs sont non porteurs. Pilotis: dans un souci hygiéniste, la maison est surélevée pour éviter que l’humidité ne remonte.

Charte d’Athènes : charte rédigée en 1933 par le Corbusier et instituant les principes d’un nouvel urbanisme via 95 concepts. L’idée principale est de séparer les quartiers par fonctions (vie, travail, loisirs, transports). La capitale brésilienne, Brazilia, s’est construite sur ce modèle.

E-1027 : villa construite en bord de mer à Roquebrune-Cap-Martin, entre Nice et Monaco, par Eileen Grey. C’est là, aux côtés de son amie designer et architecte, dans son petit cabanon jouxtant la villa, qu’il a passé les derniers jours de sa vie, avant de mourir noyé dans les eaux de la Méditerranée en 1965. Il repose aujourd’hui dans le beau cimetière de Roquebrune.

Hygiénisme : courant apparu à la fin du XIXème siècle qui se propose d’épurer l’habitat, comme dans un hôpital, pour le rendre plus sain. En urbanisme, le mouvement préconise l’extension des villes. En architecture, les bâtiments sont blancs, pour refléter la lumière, les murs lisses et avec le moins de meubles possible pour éviter que la poussière n’adhère. La priorité est donnée à la circulation de l’air et au soleil. Le Corbusier reprendra ces principes.

Machine à habiter : système de cellules d’habitation mis en place au Pavillon de l’Esprit Nouveau en 1924 et concrétisé dans son Cabanon de Roquebrune-Cap-Martin (à l’espace de vie minimum). L’ensemble est standardisé et préfabriqué : une maison en série pour un homme en série. Le Corbusier y nie la décoration pour penser la maison et son mobilier comme un tout. Il invente le terme d’équipement, symbolisé par exemple par des casiers incorporés directement dans les murs.

Le Corbusier, Le Modulor, 1950, 70×54 cm, Collection Centre Pompidou, ©Centre Pompidou/Ph. Migeat, FLC/ADAGP, Paris, 2015

Modulor : unité de mesure basée sur les dimensions d’un homme mesurant 1 mètre 83. Inventée en 1944 et inspirée par le Nombre d’Or (d’où son nom « module » et « or »), cette unité permet de bâtir des espaces complètement adaptés à la taille humaine. Par exemple un placard ne sera jamais trop haut.

Plan Voisin : plan d’urbanisme pour Paris dessiné de 1922 à 1925 par Le Corbusier. L’architecte propose de raser le centre de Paris qu’il juge vieillot et dégradé pour y construire des tours cruciformes dans une trame orthogonale, laissant toute leur place aux voies de circulation. Ce projet polémique a remis en question les théories de l’architecte.

Le Corbusier, Plan Voisin, 1925, © Fondation Le Corbusier

Purisme : mouvement artistique post-cubiste initié par Le Corbusier et Amédée Ozenfant représentant des objets de la vie quotidienne. Cette peinture préconise dès 1918 un retour à l’ordre.

UNESCO : dix-sept bâtiments de l’architecte ont fait cette année l’objet d’une demande de classement auprès de l’UNESCO (dont la Chapelle de Ronchamp ou les Unités d’Habitation). Mais en raison de deux livres sortis récemment (Le Corbusier, un fascisme français ? de Xavier de Jarcy et Un Corbusier de François Chaslin) accusant le Corbusier d’avoir été proche du régime de Vichy, l’inscription a été remise en question. Un colloque se tiendra par ailleurs au Centre Pompidou en 2016 sur la pensée (fasciste?) de Le Corbusier et le contexte historique des années 1930.

Unité d’Habitation : type d’immeuble rationnalisé, développé par Le Corbusier à partir des années 1945 à la Cité Radieuse de Marseille. Quatre autres exemples vont suivre : Rezé, Firminy, Briey et Berlin. Les intérieurs des appartements en duplex sont conçus selon le Modulor. L’immeuble est sur pilotis et des « rues intérieures » le traversent, contenant boutiques et équipements collectifs.

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